Dans ce pays le plus peuplé d’Afrique de l’Ouest miné par l’insécurité, les enlèvements de masse sont courants, notamment depuis le kidnapping de près de 300 écolières à Chibok, dans le nord-est, perpétré en 2014 par les djihadistes de Boko Haram.
« Le gouvernement de l’État (nigérian) du Niger a reçu avec une profonde tristesse la nouvelle inquiétante de l’enlèvement d’élèves de l’école St. Mary, dans la zone de gouvernement local d’Agwara », a annoncé Abubakar Usman, secrétaire du gouvernement de l’État.
Le diocèse de Kontagora, situé dans l’État du Niger, a précisé dans un communiqué que des assaillants armés ont envahi « l’école entre 1 heure et 3 heures du matin », enlevant « des élèves, des étudiants, des enseignants et un agent de sécurité qui a été abattu ».
Abubakar Usman a aussi souligné que, face à une insécurité grandissante dans la région, le gouvernement de l’État avait ordonné, par mesure de précaution, « la fermeture temporaire de tous les internats de la zone ».
L’école St. Mary avait « repris ses activités académiques sans informer, ni obtenir l’autorisation du gouvernement de l’État, exposant ainsi les élèves et le personnel à un risque évitable », a-t-il regretté.
La police a annoncé vendredi avoir déployé sur place ses unités tactiques et des éléments militaires, qui « ratissent les forêts » pour rechercher les élèves enlevés.






