Les faits remontent au 29 août 2024. Ce jour-là, S. Pouye simule une violente agression à Mbour. Objectif : justifier un trou financier de 6,4 millions de FCFA dans sa gestion.
Sa patronne, A. Diop, convaincue par le scénario, l’accompagne même à l’hôpital et appuie sa plainte auprès des gendarmes. Mais rapidement, les enquêteurs de Saly détectent des incohérences dans son récit.
Dès le lendemain, le suspect disparaît dans la nature, abandonnant derrière lui famille et responsabilités.
L’enquête va révéler que cette affaire dépasse largement la fausse agression.
S. Pouye aurait mis en place un système d’escroquerie visant ses propres collègues :
- Promesse de fourniture de crédits de transfert (“UV”)
- Encaissement de sommes allant de 200 000 à 1,5 million FCFA
- Multiples victimes dans le réseau des multiservices
Le préjudice global dépasse finalement 10 millions FCFA
Après deux ans de fuite entre la Gambie et d’autres localités comme Kaolack, le suspect commet une erreur déterminante : il réactive son compte WhatsApp.
Cette trace numérique permet à la Section de recherches de Thiès de le localiser rapidement à Malicounda. Il est alors interpellé et placé sous main de justice.
Présenté devant le Tribunal de grande instance de Mbour, S. Pouye a tenté de :
- Minimiser les montants détournés
- Contester certaines accusations
Malgré cela, le procureur a requis un an de prison ferme.
Le verdict est attendu le 28 avril.
