Selon les déclarations de la plaignante, l'homme aurait fait irruption au domicile familial alors qu'elle préparait le traditionnel repas de Tamkharit, financé grâce à une cotisation de leurs enfants. Après lui avoir ordonné de quitter la maison, il l'aurait violemment frappée, provoquant des blessures ayant nécessité un certificat médical avec une incapacité temporaire de travail de dix jours. Les enfants du couple seraient intervenus pour mettre fin à l'agression.
Toujours selon la victime, le prévenu aurait ensuite renversé le repas de fête et détruit plusieurs de ses effets personnels. À la barre, elle a raconté avoir subi des violences physiques et verbales durant plusieurs décennies, affirmant n'avoir « jamais connu le bonheur » dans son foyer. Son fils a corroboré ses déclarations en évoquant des violences répétées contre sa mère.
Le prévenu a contesté les accusations. Toutefois, le parquet a estimé que les faits étaient suffisamment établis et a requis une peine de deux ans de prison ferme. La partie civile réclame 200 000 FCFA de dommages et intérêts. Le jugement est attendu le 30 août.