Le public, venu nombreux, a réservé un accueil enthousiaste au président du Jury de la compétition officielle, le réalisateur sud-coréen Bong Joon Ho, lauréat de l’Oscar et de la Palme d’Or pour Parasite. À ses côtés, les membres du jury : le cinéaste brésilien et algérien Karim Aïnouz, le réalisateur marocain Hakim Belabbes, la Française Julia Ducournau (Palme d’Or 2021), l’acteur et réalisateur iranien Payman Maadi, l’actrice américaine Jenna Ortega, la réalisatrice canadienne Céline Song et l’actrice anglo-argentine Anya Taylor-Joy.
Dans son discours d’ouverture, Bong Joon Ho a salué la maturité artistique atteinte par le festival, qualifié de « manifestation culturelle débordante d’énergie », mettant en lumière des expériences cinématographiques riches et variées. Il a exprimé sa fierté de contribuer à cette plateforme qui valorise à la fois le cinéma international et des créations marocaines authentiques.
Un moment fort de la cérémonie a été l’hommage rendu à l’icône du cinéma égyptien et arabe, Hussein Fahmi. L’acteur, réalisateur et producteur s’est vu remettre l’Étoile d’Or par la grande Youssra, suscitant une vive émotion.
La soirée s’est poursuivie avec la projection du film d’ouverture, Dead Man’s Wire de Gus Van Sant, inspiré de l’histoire réelle de Tony Kiristis, un homme ruiné et poussé à l’extrême par un emprunt dévastateur.
Cette année, treize longs-métrages sont en compétition pour décrocher la prestigieuse Étoile d’Or, symbole d’excellence décerné par le festival.
Depuis plus de vingt ans, le FIFM s’impose comme un haut lieu de rencontres, de dialogue et de découverte. « Le festival a inscrit le Maroc sur la carte des grands rendez-vous cinématographiques internationaux, tout en portant une attention singulière aux voix nouvelles de notre région », rappelle le prince Moulay Rachid, président de la Fondation du Festival.
Cette ambition s’affirme davantage avec le lancement de l’Atlas Programs, qui fédère l’ensemble des initiatives de soutien à la création : Ateliers de l’Atlas, Atlas Station, Atlas Distribution et Atlas Press. Une démarche qui confirme la volonté du festival d’accompagner les talents émergents dans toutes les étapes de la chaîne cinématographique, de l’écriture à la diffusion.
