Au cœur de la décision des autorités : la visibilité du train.
Selon des sources administratives, les installations situées à moins de 40 mètres des rails constituaient un obstacle visuel important, pouvant compromettre la sécurité ferroviaire. La présence de cantines, magasins en dur ou installations semi-fixes empêcherait une bonne visibilité du passage du train, aussi bien pour les conducteurs que pour les riverains et les usagers de la zone.
Dans une ville comme Thiès, historiquement liée au rail, la question de la sécurité ferroviaire est particulièrement sensible. Les autorités invoquent :
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Le respect des normes de sécurité autour des voies ferrées
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La prévention des accidents
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La nécessité de maintenir un couloir dégagé le long des rails
L’objectif affiché est donc d’éviter tout drame lié à une obstruction visuelle ou à une proximité dangereuse avec la voie ferrée.
Mais du côté des commerçants concernés, l’incompréhension domine. Beaucoup affirment occuper ces espaces depuis plusieurs années sans incident majeur. Certains expliquent même que leurs installations existaient avant la reprise effective de certaines activités ferroviaires.
Deux cantines auraient été détruites lors de l’opération, provoquant des pertes matérielles importantes. Des commerçants dénoncent une mesure brutale et regrettent l’absence de solutions de recasement immédiates.
« Nous ne sommes pas contre la sécurité, mais il fallait discuter avec nous », confie un vendeur impacté.
La situation met en lumière un dilemme classique :
Assurer la sécurité et l’ordre urbain
Préserver les moyens de subsistance des petits commerçants
Le marché central de Thiès est un poumon économique majeur. Chaque déguerpissement touche directement des familles qui dépendent exclusivement de ces activités.

