Depuis deux mois, seules les femmes de Saye ont pu quitter la cité sans trop de difficultés pour aller s’approvisionner dans les villages voisins de Ouéla et de Kienkourou, explique de son côté le président de la société civile locale. Mais aujourd'hui, leurs habitants ont été sommés par le Jnim de partir de chez eux, ce qui va encore aggraver la situation, ajoute ce dernier.
Alors qu'elles n'ont effectué aucune sortie depuis une embuscade qui a couté la vie à plusieurs civils et militaires le 10 septembre dernier entre Saye et Matomo, même les forces de l’ordre et les forces de sécurité présentes en ville sont, elles aussi, désormais obligées d’être ravitaillées par hélicoptère, déplore un notable. Une situation face à laquelle les habitants de Saye, fatigués et isolés, implorent aujourd'hui les autorités de leur venir en aide de toute urgence...







