Le président du parlement libyen, Aguila Saleh, a demandé à la Haute Commission électorale de commencer immédiatement l’application de la loi sur l’élection présidentielle, émise par l’autorité législative, et de prendre toutes les mesures nécessaires pour fixer la date du scrutin. Selon lui, l’accélération du processus électoral constitue une étape cruciale dans la construction d’un État stable.
Saleh a également souligné que la mobilisation de milliers de citoyens dans plusieurs régions reflète la volonté de près de 3 millions d’électeurs inscrits de se rendre aux urnes sans attendre, affirmant que la légitimité des autorités repose sur cette volonté populaire.
Des manifestations dans plusieurs villes
Vendredi, des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes, notamment Benghazi, Al-Baida et Tobrouk à l’est, Sebha, Obari et Al-Jafra au sud, ainsi que Bani Walid à l’ouest. Les participants ont appelé à l’accélération des élections présidentielles et parlementaires, réclamant le droit de choisir un président par le vote.
En réaction, le Premier ministre désigné par le parlement, Osama Hamad, a exprimé son soutien aux manifestants et affirmé que la tenue des élections présidentielles est devenue nécessaire pour mettre fin à la division institutionnelle persistante dans le pays.
Un processus électoral bloqué depuis 2021
Le processus électoral libyen est marqué par plusieurs difficultés, notamment des désaccords sur les règles de candidature et l’éligibilité des candidats. Ces différends ont conduit au report des élections initialement prévues en décembre 2021, plongeant le pays dans une impasse politique prolongée.
La Libye reste divisée entre deux gouvernements : celui dirigé par Oussama Hammad, basé à Benghazi (est) et administrant l’est et le sud, et le Gouvernement d’union nationale dirigé par Dbeibah, basé à Tripoli (ouest) et contrôlant l’ouest du pays.

