L’affaire a connu un dénouement inattendu devant le tribunal de Pikine-Guédiawaye. A. Diallo, un mécanicien de 22 ans poursuivi pour viol, séquestration et détournement de mineure, a échappé à une condamnation à l’issue d’une audience marquée par le témoignage de sa compagne enceinte.
Selon les informations rapportées par la presse, notamment L’Observateur, les faits remontent à la nuit du 14 au 15 septembre. Inquiet de l’absence prolongée de sa fille, W. Barry aurait fini par la retrouver au domicile du jeune mécanicien, à Diamaguène. Une altercation s’en serait suivie entre les protagonistes.
La situation s’est ensuite judiciarisée après un examen médical ayant révélé que la jeune femme était enceinte d’environ dix semaines. Estimant que sa fille était âgée de 16 ans, le père avait décidé de porter plainte contre le mécanicien.
À la barre, la jeune femme prend la défense de son compagnon
C’est au cours de l’audience que l’affaire a connu un tournant. Face aux juges, M. Barry a déclaré être âgée de 18 ans et a soutenu qu’elle s’était rendue chez son compagnon de son plein gré.
Déterminée à défendre leur relation, elle a affirmé qu’elle continuait de l’aimer, malgré les poursuites judiciaires engagées contre lui. Elle a également reconnu avoir dissimulé son âge réel à A. Diallo.
Cette déclaration a pesé dans les débats, alors que la question de l’âge de la jeune femme constituait un élément central du dossier. Le tribunal devait notamment examiner les éléments disponibles pour déterminer si les faits reprochés au prévenu étaient établis.
Un conflit familial autour d’un projet de mariage
Au cours des échanges devant la juridiction, le père de la jeune femme a fini par reconnaître qu’il avait déjà envisagé de la donner en mariage à un autre homme. Cette révélation a apporté un nouvel éclairage sur les tensions entourant la relation du couple.
D’après le récit de l’audience, A. Diallo aurait pourtant tenté de formaliser sa démarche en envoyant un intermédiaire auprès de la famille pour demander officiellement la main de sa compagne. Le père aurait catégoriquement refusé cette demande.
Ces éléments ont mis en évidence un différend familial dont les enjeux dépassaient la seule question de la relation amoureuse entre les deux jeunes gens.
Le tribunal prononce la relaxe
Au terme des débats, et faute de document d’état civil permettant d’établir la minorité de M. Barry, le tribunal a prononcé la relaxe du mécanicien, selon les informations publiées dans la presse.
Le père de la jeune femme a, de son côté, renoncé à réclamer des dommages et intérêts. Il a plutôt demandé au jeune homme de prendre ses responsabilités envers sa fille et l’enfant à naître.
A. Diallo s’est engagé devant les juges à assumer ses responsabilités.
Cette affaire soulève ainsi plusieurs questions liées aux relations entre jeunes adultes, à la preuve de l’âge, aux conflits familiaux et aux responsabilités parentales. Elle rappelle également l’importance des documents d’état civil dans les procédures judiciaires impliquant une éventuelle minorité.
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