Pendant plusieurs semaines, un individu a profité de la fragilité de personnes en quête de soins, ciblant principalement des patients et leurs accompagnants les plus vulnérables à l’hôpital Dalal Jam de Guédiawaye. Cette série d’agissements a pris fin le 11 janvier 2026, selon le quotidien L’Observateur, lorsqu’il a été surpris en pleine tentative d’escroquerie visant une femme âgée et analphabète venue pour une hospitalisation.
L’homme opérait discrètement dans les couloirs de l’établissement hospitalier, se présentant comme une personne serviable prête à orienter les malades. Une fois la confiance installée, il s’informait sur la nature du problème médical ainsi que sur les moyens financiers de ses victimes, avant de simuler de prétendues démarches de paiement auprès des services de l’hôpital. Les personnes piégées se retrouvaient alors dépouillées de sommes importantes, sans aucune assistance.
D’après L’Observateur, c’est une tentative de trop qui a conduit à son arrestation. Ce jour-là, il accompagne une patiente jusqu’à la caisse en se faisant passer pour un intermédiaire chargé de faciliter les formalités. Pour renforcer sa crédibilité, il présente une carte se réclamant d’une autorité militaire, censée justifier son intervention.
Cependant, l’agent de caisse remarque une anomalie sur le document présenté. Elle alerte discrètement le service de sécurité et, se rappelant un individu déjà signalé dans des affaires similaires, consulte des images issues de la vidéosurveillance. La concordance est immédiate.
Les agents de sécurité interviennent alors et procèdent à l’interpellation de l’individu, qui est ensuite remis à la police de Golf Sud. La fouille permet de découvrir plusieurs pièces d’identité établies à des noms différents, ainsi qu’une substance assimilée à du chanvre indien, que le suspect aurait tenté de se débarrasser au moment de son arrestation.
Lors de son audition, l’intéressé affirme avoir trouvé l’un des documents utilisés. Toutefois, l’enquête révèle qu’il ne s’agirait pas de son premier acte. Un fait similaire aurait déjà été commis en novembre 2025, avec le vol d’un téléphone de grande valeur, ensuite revendu sur le marché.
Placée en garde à vue, la personne interpellée est poursuivie pour plusieurs chefs, notamment pour usurpation de fonction, escroquerie, vol et détention de substance interdite.

