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Grève des transporteurs à Saint-Louis : Les taxis jaune et noir absents, usagers contraints de se rabattre sur les bus et moto-taxis


Rédigé le Mercredi 1 Avril 2026 à 06:57 | Lu 2 fois Rédigé par


Au deuxième jour de la grève lancée par la FSTRS, les taxis jaune et noir ont pratiquement disparu des rues de Saint-Louis. Les usagers se tournent vers les bus et moto-taxis pour se déplacer, tandis que les chauffeurs attendent une issue favorable au mouvement.


 

La grève de trois jours initiée lundi par la Fédération des syndicats des transports routiers du Sénégal (FSTRS) est largement observée à Saint-Louis. Dans la capitale du Nord, les taxis jaune et noir sont quasiment absents des artères principales, obligeant les usagers à trouver d’autres solutions pour se déplacer.

Ce mardi, deuxième jour du mouvement, le constat est clair : très peu de taxis circulent en ville. Les clients doivent patienter longtemps avant d’en trouver un disponible. En revanche, la plupart des bus assurant les liaisons entre les différents quartiers ont continué à rouler, même si les files d’attente se sont nettement allongées.

Cette situation profite particulièrement aux moto-taxis et aux deux-roues, dont certains, habituellement utilisés pour le transport de marchandises, ont été réquisitionnés pour transporter des passagers.

Une habitante rencontrée sur la nationale en provenance de Saint-Louis a confié avec humour : « Aujourd’hui, ce sont nos véhicules. Si on ne les prend pas, il nous sera difficile de nous déplacer ». Elle traversait la rue pour rejoindre son commerce situé de l’autre côté.

À la gare routière, l’activité est au point mort. Les chauffeurs passent le temps en jouant aux cartes. Un responsable sur place a affirmé que la grève était suivie à 100 % : « Aucun véhicule n’est entré ni sorti de la gare ». Il a appelé les autorités à ouvrir le dialogue avec les transporteurs pour trouver une issue rapide à ce mouvement.

« Le secteur est clairement entre les mains de la CNTS. Ceux qui en doutaient peuvent venir constater par eux-mêmes. Ce n’est jamais de gaieté de cœur que nous immobilisons nos véhicules », a-t-il ajouté.

APS