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Crise mondiale de l’eau : le président Diomaye Faye alerte sur une situation moralement inacceptable


Rédigé le Lundi 26 Janvier 2026 à 13:47 | Lu 55 fois Rédigé par


À Dakar, le président Bassirou Diomaye Faye a dénoncé la gravité de la crise mondiale de l’eau, soulignant ses impacts sur les économies, la stabilité sociale et la dignité humaine.


 

Les crises liées à l’eau affaiblissent les économies et accentuent les tensions à travers le monde, a déclaré lundi à Dakar le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Il a qualifié cette situation de « moralement inacceptable », estimant que sa persistance engage la responsabilité collective de l’ensemble des nations.

S’exprimant à l’ouverture de la réunion préparatoire de haut niveau de la conférence des Nations unies sur l’eau, prévue du 2 au 4 décembre 2026 à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis, le chef de l’État a souligné que l’Afrique est particulièrement touchée. Selon lui, 40 % de la population du continent n’a pas accès à l’eau potable et plus de 70 % reste privée de services d’assainissement de base.

Le président sénégalais a insisté sur le fait que les crises de l’eau nourrissent les crises alimentaires, fragilisent les économies, provoquent des déplacements de populations et aggravent les tensions sociales. Il a rappelé que, d’après les Nations unies, 2,2 milliards de personnes dans le monde n’ont toujours pas accès à une eau potable sûre, tandis que près de 3,5 milliards sont privées de services d’assainissement adéquats.

Pour Bassirou Diomaye Faye, la crise de l’eau constitue désormais une réalité mondiale. Il estime que près de quatre milliards de personnes subissent une pénurie sévère d’eau au moins un mois par an. Cette situation est, selon lui, aggravée par l’accélération du dérèglement climatique, qui affecte profondément les relations étroites entre l’eau et le climat.

Il a expliqué que l’eau influence le climat, tout comme le climat détermine la disponibilité et la qualité des ressources hydriques. Le changement climatique perturbe ainsi les cycles de l’eau, entraînant des phénomènes tels que les sécheresses, les inondations et la fonte des glaces liée au réchauffement climatique.

Le chef de l’État a également rappelé que ces perturbations ont des conséquences sur la disponibilité de l’eau douce, la santé, l’agriculture, l’énergie, l’éducation et la biodiversité. Il a qualifié le 26 janvier de date symbolique, en raison de la présence de nombreux dirigeants et experts de haut niveau, illustrant l’importance politique accordée par la communauté internationale aux questions de l’eau et de l’environnement.

Enfin, Bassirou Diomaye Faye a souligné que l’eau ne constitue pas seulement un enjeu sectoriel, mais représente un fondement essentiel de la dignité humaine, de la santé des populations, de la stabilité des sociétés et de la prospérité partagée des nations. Il a rappelé son caractère indispensable à l’équilibre de la planète et à l’atteinte des objectifs de développement durable.




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