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L'Actualité au Sénégal

Cinq personnes arrêtées dans un réseau de production de vidéos pornographiques, 152 vidéos saisies


Rédigé le Lundi 5 Janvier 2026 à 18:58 | Lu 333 fois Rédigé par Lat Soukabé Fall


La brigade de recherches (BR) de Keur Massar a présenté ce lundi au procureur Saliou Dicko, chef du parquet de Pikine-Guédiawaye, cinq personnes impliquées dans un réseau de production et de diffusion de vidéos pornographiques, avec la saisie de 152 vidéos à caractère sexuel.


Les mis en cause sont : Modou Seck, 31 ans, commerçant et surnommé “Papito” ; Ibrahima Diop, 35 ans, basketteur ; Mariama Ka, 37 ans, commerçante ; Onugbu Loft, 30 ans, Nigériane ; et Aissatou Cissokho, 27 ans, Congolaise.

L’enquête a été déclenchée suite à un renseignement sur un groupe diffusant du contenu pornographique en ligne. Les investigations ont montré que les vidéos étaient tournées à Dakar et dans sa banlieue, puis envoyées à des administrateurs de sites européens, notamment NANDITE.COM et NEXNA.COM, qui finançaient et diffusaient les productions.

Organisation du réseau :

  • Modou Seck et Mariama Ka recrutaient les acteurs, principalement issus du milieu de la prostitution, et participaient aux tournages.

  • Ibrahima Diop, surnommé “Flex”, assurait la réalisation et le montage des vidéos.

  • D’autres complices géraient la publication d’annonces, la logistique des lieux de tournage et participaient aux scènes.

Pour démanteler le réseau, une agente de la BR s’est infiltrée sous une fausse identité sur Instagram, se faisant passer pour une prostituée, afin de collecter des preuves. La première arrestation a eu lieu le 1er janvier, avec la saisie de vidéos et de matériel audiovisuel. Les autres membres ont été interpellés progressivement.

Lors des auditions :

  • Modou Seck et Ibrahima Diop ont reconnu leur participation.

  • Mariama Ka a évoqué des difficultés financières et l’influence de facteurs extérieurs.

  • Onugbu Loft a nié savoir que les vidéos seraient diffusées.

  • Aissatou Cissokho a réfuté les faits malgré les preuves.

Les suspects sont poursuivis pour association de malfaiteurs, proxénétisme, collecte et diffusion d’images à caractère personnel, menaces, chantage, mise en danger de la vie d’autrui et défaut de carnet sanitaire.

L’enquête se poursuit pour identifier et interpeller les autres complices, notamment les administrateurs européens “Moustapha” et “RENIWA”, considérés comme les cerveaux du réseau.



Lat Soukabé Fall

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