Selon les premiers témoignages recueillis auprès des victimes, les faits se sont déroulés entre 18 heures et 20 heures, à un moment où la circulation est encore fréquente sur cet axe rural. Six individus encagoulés, lourdement armés, ont tendu un véritable guet-apens aux passants.
Les assaillants disposaient d’un fusil de chasse, d’une arme automatique de type Kalachnikov, ainsi que de machettes, selon les victimes encore sous le choc. Pour piéger leurs cibles, ils ont d’abord obstrué la piste avec un tronc d’arbre, bloquant toute possibilité de fuite.
Cachés dans la pénombre, les malfaiteurs ont surgi brusquement, prenant de court les usagers. Les victimes ont été maîtrisées, ligotées avec des cordes, puis contraintes de remettre leurs biens sous la menace des armes. La scène, décrite comme « terrifiante », s’est déroulée dans un climat de violence psychologique intense.
Fort heureusement, aucun blessé n’a été signalé. Les braqueurs ont toutefois réussi à emporter plusieurs téléphones portables et des sommes d’argent, dont le montant exact reste à déterminer. Après leur forfait, ils ont disparu dans la brousse environnante, profitant de l’obscurité.
Alertée rapidement, la gendarmerie territoriale de Saraya s’est rendue sur les lieux pour effectuer les constats d’usage. Une patrouille de ratissage menée dans les environs a permis de retrouver cinq motocyclettes abandonnées, présumées avoir été utilisées par les assaillants.
Une enquête est en cours afin d’identifier les auteurs de cette attaque et de déterminer s’il s’agit d’un gang structuré opérant dans la zone. Les autorités n’excluent pas un lien avec d’autres braquages récemment signalés dans le département de Saraya.
Cet incident relance les inquiétudes des populations rurales face à la recrudescence des attaques armées sur les pistes secondaires de la région de Kédougou, où les déplacements restent particulièrement risqués à la tombée de la nuit.
