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Bourses étudiantes : Daouda Ngom affirme qu’aucun arriéré n’est dû par l’État


Rédigé le Mardi 10 Février 2026 à 18:51 | Lu 56 fois Rédigé par


Le ministre de l’Enseignement supérieur a assuré que l’État du Sénégal ne doit aucun arriéré de bourses, évoquant plutôt une incompréhension liée aux réformes en cours.


 

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Daouda Ngom, a déclaré mardi à Dakar que l’État du Sénégal n’accuse aucun retard dans le paiement des bourses étudiantes. Il a toutefois reconnu l’existence d’une incompréhension entre les étudiants et l’administration universitaire.

« Il y a peut-être eu une incompréhension, car depuis le début de l’année académique, les bourses sont versées régulièrement le 5 de chaque mois. À ce jour, l’État ne doit aucun arriéré de bourse aux étudiants », a-t-il affirmé.

Le ministre s’exprimait lors d’un point de presse gouvernemental tenu en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment le ministre de la Justice, garde des Sceaux, le ministre des Forces armées, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, ainsi que la porte-parole du gouvernement, Marie Rose Khady Fatou Faye.

Cette sortie intervient dans un contexte de tensions dans les universités publiques, marqué par le décès de l’étudiant Abdoulaye Ba, survenu lundi lors d’échauffourées avec les forces de l’ordre à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, sur l’avenue Cheikh-Anta-Diop et la corniche ouest.

Les étudiants dénoncent notamment la fermeture des restaurants universitaires et une réforme concernant les bourses d’études. Des mouvements de protestation ont également été signalés dans d’autres universités publiques, notamment à Saint-Louis, Thiès et Ziguinchor.

Selon Daouda Ngom, le principal point de désaccord concerne les réformes engagées par son département. Celles-ci visent à faire correspondre la durée d’attribution de la bourse à la période de présence effective de l’étudiant dans l’établissement.

Il a précisé que la perception de la bourse débute à partir de la date d’inscription dans une université, tout en assurant que les étudiants ne seront pas pénalisés. « En tout état de cause, l’étudiant pourra bénéficier de 12 mois de bourse par an », a-t-il indiqué.

Le ministre a insisté sur la nécessité d’harmoniser le calendrier académique avec celui du paiement des bourses. Il a également exprimé son incompréhension face à certaines revendications liées à la restauration universitaire, rappelant que les tickets sont subventionnés à hauteur de 90 % par l’État.

Enfin, Daouda Ngom a souligné l’importance des investissements publics consentis dans le secteur de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Il a indiqué qu’en 2025, l’État a consacré 105 milliards de francs CFA au paiement des bourses d’études, affirmant que, rapportées au PIB par habitant, les dépenses du Sénégal dans ce domaine dépassent celles de plusieurs pays, dont la Côte d’Ivoire et le Ghana.




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