Un drame familial d’une rare violence a bouleversé le village de Doutki, situé dans la commune de Ngoye, au sein du département de Bambey. Seyé Ngom, une mère de famille âgée de 43 ans, a perdu la vie après avoir reçu un coup de couteau à la poitrine, selon notre source.
Les faits se seraient déroulés vendredi après-midi dans la cour de la concession familiale. D’après le récit disponible, la victime était occupée à donner à manger à sa petite-fille lorsque l’agression est survenue. Elle aurait été atteinte à la poitrine, au niveau du cœur.
Grièvement blessée, Seyé Ngom aurait perdu beaucoup de sang. Ses proches auraient tenté de lui porter secours avant de procéder à son évacuation vers le centre de santé de Bambey. Mais son état ne lui aurait pas permis de survivre au trajet. Elle est décédée en cours de route, laissant derrière elle une famille endeuillée et une communauté sous le choc.
Sa fille de 23 ans mise en cause
Selon les premières informations rapportées, la fille de la victime, identifiée par les initiales F. Ndiaye et âgée de 23 ans, serait impliquée dans cette tragédie. Les circonstances précises de l’altercation ainsi que les raisons ayant conduit au geste présumé restent toutefois à établir par les enquêteurs.Le média à l’origine de l’information indique que la jeune femme était récemment revenue vivre au domicile paternel, dans un contexte de dégradation de son état de santé mentale. Cet élément devra être apprécié avec prudence et ne saurait, à lui seul, expliquer les faits.
À ce stade, les informations disponibles ne permettent pas de déterminer avec certitude le déroulement exact des événements, l’existence éventuelle d’une dispute préalable ou les circonstances immédiates de l’agression.
La gendarmerie ouvre une enquête
Alertés après le drame, les gendarmes de la brigade territoriale de Bambey se seraient rendus sur les lieux pour effectuer les premières constatations. Des témoignages auraient également été recueillis afin de reconstituer la chronologie des faits et d’établir les responsabilités éventuelles.L’enquête devra notamment préciser les circonstances dans lesquelles la victime a été blessée, les éléments ayant précédé l’agression et la situation de la personne mise en cause. Les suites judiciaires éventuelles restent à confirmer.
En attendant les conclusions de la procédure, le principe de présomption d’innocence demeure applicable à toute personne mise en cause.
La santé mentale, une question de prise en charge familiale
Au-delà de l’émotion suscitée par cette tragédie, le drame de Doutki remet sur la table la question de l’accompagnement des personnes confrontées à des troubles psychiques, ainsi que le soutien dont leurs familles peuvent avoir besoin.Dans certaines situations, les proches peuvent se retrouver démunis face à des changements importants de comportement ou à une dégradation de l’état psychologique d’un membre de la famille. L’accès aux professionnels de santé, à un suivi adapté et à des dispositifs d’accompagnement peut alors devenir essentiel.
Il convient cependant de ne pas tirer de conclusion médicale sur la base des seules informations rapportées dans cette affaire. L’existence, la nature et le rôle éventuel de troubles psychiques dans le passage à l’acte allégué doivent être établis par des éléments fiables et, le cas échéant, par une évaluation médicale appropriée.
À Doutki, la mort de Seyé Ngom laisse une famille endeuillée et soulève de nombreuses interrogations. Seule la poursuite de l’enquête permettra de faire toute la lumière sur ce drame survenu au sein d’une même famille.







