D’après les informations rapportées par la presse, le drame serait survenu à la suite d’une violente dispute au domicile conjugal. De retour des champs avec ses deux épouses, Cheikhou Oumar Ndiaye aurait été accusé par sa seconde femme d’avoir frappé le fils qu’elle avait eu d’un précédent mariage. Une accusation que le défunt aurait contestée, provoquant une vive altercation au sein du foyer.
Une première alerte autour d’un couteau
La tension serait montée d’un cran lorsque le frère de la victime a été informé de la dispute et de la présence présumée d’un couteau dissimulé sous le pagne de sa belle-sœur. Préoccupé par la situation, il se serait rendu au domicile du couple et aurait récupéré l’arme afin d’éviter que la querelle ne dégénère.Mais, selon les informations disponibles, le départ du frère de la victime n’aurait pas mis fin au conflit. Asta Dia aurait confié son fils à des voisins avant de se procurer un autre couteau.
C’est dans ces circonstances que le drame se serait produit. Alors que Cheikhou Oumar Ndiaye dormait, son épouse lui aurait porté deux coups de couteau. Grièvement atteint, le chauffeur et cultivateur aurait tenté de quitter la maison pour chercher du secours.
« Asta Dia raynama » : les derniers cris de la victime
Dans un ultime effort, Cheikhou Oumar Ndiaye serait parvenu à se traîner jusqu’à la devanture de son domicile. C’est là qu’il aurait lancé, dans un cri de détresse : « Asta Dia raynama », une expression wolof qui signifie « Asta Dia m’a tué ».L’homme aurait fini par s’effondrer, succombant à ses blessures. La nouvelle de sa mort a profondément bouleversé les habitants de Sam Ndiaye.
La suspecte interpellée dans une concession voisine
Après les faits présumés, Asta Dia aurait trouvé refuge dans une concession voisine avec son fils. Elle y a été interpellée avant d’être conduite à la gendarmerie de Fandène, où elle a été placée en garde à vue dans le cadre de l’enquête.Selon les informations rapportées, la mise en cause serait enceinte de son premier enfant avec le défunt. Cheikhou Oumar Ndiaye laisse derrière lui six enfants, désormais confrontés à la disparition brutale de leur père.
L’enquête devra permettre d’établir avec précision le déroulement des événements, les circonstances du décès et les responsabilités pénales éventuelles. La personne mise en cause bénéficie de la présomption d’innocence.
La sœur du défunt évoque des tensions antérieures
Dans un témoignage recueilli par Dakaractu, K. Ndiaye, sœur de la victime, affirme que les relations entre les époux avaient déjà été marquées par des épisodes de tension. Elle évoque notamment une précédente dispute au cours de laquelle un couteau aurait également été sorti.« Cheikhou lui avait dit : “Tu sais que tu ne vas pas me poignarder”. Mais cette fois-ci, elle l’a surpris et elle est passée à l’acte. Elle n’a pas tué Cheikhou, mais toute une famille », témoigne-t-elle.
Ces déclarations, empreintes de douleur, illustrent le désarroi des proches du défunt, qui doivent désormais faire face à une perte irréparable. Elles devront toutefois être distinguées des éléments que l’enquête et la procédure judiciaire permettront d’établir.
À Sam Ndiaye, ce drame laisse une famille endeuillée et une communauté sous le choc. Au-delà de la violence des faits rapportés, cette affaire rappelle les conséquences dramatiques que peuvent entraîner des conflits conjugaux lorsqu’ils dégénèrent.







