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Arachide : le prix officiel de 305 FCFA ignoré sur plusieurs marchés de Tivaouane


Rédigé le Mercredi 14 Janvier 2026 à 05:57 | Lu 30 fois Rédigé par


Dans le département de Tivaouane, l’arachide est vendue en dessous du prix plancher fixé par l’État, suscitant inquiétudes chez les producteurs et acteurs de la filière.


Arachide : le prix officiel de 305 FCFA ignoré sur plusieurs marchés de Tivaouane

 

Le prix plancher de l’arachide, fixé par les autorités à 305 francs CFA le kilogramme, n’est pas respecté sur plusieurs marchés hebdomadaires du département de Tivaouane, selon des acteurs de la filière arachidière.

Sur ces lieux d’échanges, l’arachide en coque est cédée à des tarifs compris entre 250 et 300 FCFA le kilogramme. Quant à l’arachide décortiquée, elle se vend entre 600 et 700 FCFA le kilogramme, d’après des commerçants locaux communément appelés « bana-bana ».

Ces derniers expliquent que les volumes mis sur le marché proviennent en majorité du Saloum. Les récoltes locales sont, en effet, jugées insuffisantes cette année dans le département de Tivaouane, une situation attribuée au déficit pluviométrique enregistré durant l’hivernage.

Cette conjoncture suscite de vives inquiétudes chez les producteurs, notamment dans les arrondissements de Mérina Dakhar et de Niakhène. Le maire de la commune de Niakhène, Serigne Maï Dieng, alerte sur les risques de fragilisation des ménages ruraux, soulignant que de nombreux producteurs ont été contraints de vendre l’ensemble de leurs graines ainsi que leur fourrage.

Le démarrage tardif de la campagne de commercialisation, conjugué aux difficultés financières rencontrées par les opérateurs économiques, pousse certains paysans à écouler leurs productions sur les marchés hebdomadaires afin de faire face à des besoins urgents.

De son côté, le président de la Fédération nationale des organismes privés de stockage et de transport (FNOPS/T), Modou Fall, estime que la commercialisation est fortement impactée par les arriérés financiers de l’État liés à la fourniture de semences.

Selon lui, seule une partie des engagements financiers de l’État a été réglée pour la campagne agricole de 2024, tandis qu’aucun paiement n’a encore été effectué pour celle de 2025. Ce manque de liquidités au niveau des points de collecte, ajoute-t-il, pousse les acteurs à se tourner vers les « loumas » — marchés hebdomadaires tels que Pékesse, Pire ou Ndoukoura — devenus des circuits alternatifs d’écoulement de l’arachide.