Le collectif pour la défense des intérêts du Bossea (CDIB), coordonné par Samba Amadou Ka, maintient son refus catégorique du projet d’exploitation des phosphates dans l’arrondissement de Agnam Civol.
Depuis 2021, cette organisation citoyenne mène des actions de sensibilisation et de mobilisation auprès des populations locales. Cette dynamique a permis de rallier plusieurs acteurs, notamment les chefs de village, les autorités territoriales, les élus locaux ainsi que les habitants des communes de Orefondé, Thilogne, Agnams et Dabia. À l’issue de ces concertations, une position unanime s’est dégagée : le rejet de toute exploitation minière dans le Bossea.
Selon le collectif, cette zone à vocation agro-sylvo-pastorale repose principalement sur l’agriculture, l’élevage et la gestion des ressources naturelles. Le projet minier, en raison de la proximité des gisements avec les habitations, est perçu comme une menace pour l’environnement, la santé des populations et les équilibres socio-économiques.
Le CDIB souligne que sa position s’appuie sur le cadre légal en vigueur au Sénégal, notamment la Constitution, le Code minier (loi n°2016-32 et décret n°2017-459) ainsi que le Code de l’environnement (loi n°2023-15), qui encadrent l’exploitation des ressources naturelles et garantissent le droit à un environnement sain.
Malgré les mémorandums adressés aux autorités et les actions entreprises, le collectif affirme constater une volonté persistante d’aller vers l’exploitation des phosphates.
Face à cette situation, le CDIB réaffirme son caractère apolitique et citoyen, son engagement pour un développement durable et sa disponibilité à dialoguer avec les autorités compétentes. Il propose en alternative le renforcement de secteurs jugés plus durables, tels que l’agriculture, l’élevage, la pêche, les services ainsi que les investissements issus de la diaspora.
Le collectif réitère ainsi son attachement à un modèle de développement respectueux des populations, de l’environnement et des générations futures.
