En 2025, S. S. Diallo, âgée de 16 ans et élève en classe de quatrième, disparaît brusquement du domicile familial situé à Sindia. Sans prévenir ses parents, elle quitte également l'école pour rejoindre O. Sarr, un ferrailleur de 23 ans vivant chez ses parents à Popenguine.
Inquiets, ses proches multiplient les recherches dans la commune de Sindia et les localités voisines. Après plusieurs jours, son père finit par découvrir que sa fille réside chez la famille de son compagnon.
Le père de l'adolescente prend alors contact avec la mère du jeune homme afin qu'elle convainque sa fille de rentrer à la maison. Mais cette dernière refuse catégoriquement de quitter son compagnon.
Selon les informations rapportées par L'Observateur, le couple se retrouvait également dans des bâtiments en construction à Popenguine pour vivre leur relation à l'abri des regards.
Quelques mois plus tard, l'adolescente tombe enceinte. Lorsque la grossesse devient apparente, les parents du jeune homme lui demandent de quitter leur domicile.
La famille Diallo tente ensuite une médiation avec l'appui de personnalités de Popenguine. Le père de la jeune fille se dit même prêt à retirer sa plainte si O. Sarr accepte d'épouser sa fille après l'accouchement. Une proposition rejetée par le père du prévenu, qui estime que son fils ne dispose ni des ressources financières ni de la stabilité nécessaires pour fonder une famille.
Malgré cet échec, la relation se poursuit. Quelques mois plus tard, à l'occasion de la Tabaski, la jeune fille quitte de nouveau le domicile familial pour rejoindre son compagnon. Après la fête, elle décide de rester vivre avec lui.
Face à cette nouvelle situation, son père dépose une plainte auprès de la brigade de gendarmerie de Popenguine pour détournement de mineure.
Le jeune homme est arrêté, placé sous mandat de dépôt à la Maison d'arrêt et de correction de Mbour, avant d'être traduit devant le tribunal.
À l'audience, O. Sarr nie avoir détourné la jeune fille. Il affirme qu'ils entretenaient une relation depuis plusieurs années et soutient que le père de l'adolescente s'opposait à leur union.
Appelée à témoigner, la jeune fille confirme être partie volontairement et assure n'avoir subi aucune contrainte ni enlèvement.
Malgré ces déclarations, le tribunal considère que le consentement de la mineure ne suffit pas à écarter l'infraction prévue par la loi, compte tenu de son âge.
Le prévenu est finalement reconnu coupable de détournement de mineure et condamné à six mois d'emprisonnement avec sursis.
