Un groupe organisé, aux méthodes particulièrement brutales, a été démantelé à Yeumbeul à la suite de plusieurs attaques visant des femmes aux premières heures de la journée. Les faits ont été rapportés par le quotidien Libération.
Selon le journal, les individus agissaient principalement entre 5 et 6 heures du matin, un créneau choisi pour surprendre des femmes se rendant à leur travail. À ce stade de l’enquête, trois victimes présumées ont été formellement identifiées. Deux suspects, âgés de 21 et 27 ans, ont été interpellés par le commissariat de Yeumbeul-Comico puis déférés au parquet le 2 janvier. Ils sont poursuivis notamment pour association de malfaiteurs, vols commis en réunion avec violence et usage d’arme blanche la nuit, viol collectif et recel.
Les arrestations font suite à deux agressions à l’arme blanche survenues dans la nuit du 29 au 30 décembre 2025, notamment à l’arrêt 58 et à Yawou Dial, rapporte Libération. L’une des victimes, commerçante domiciliée à Yeumbeul, a déclaré qu’aux environs de 6 heures du matin, elle a été interceptée par l’un des mis en cause. Sous la menace d’un couteau, celui-ci lui a arraché son sac contenant trois téléphones, avant de la blesser à la main.
Ses cris ont attiré l’attention d’un agent de la Division des investigations criminelles (DIC), qui est intervenu. Après des tirs de sommation, l’assaillant a été maîtrisé puis conduit au commissariat. Une fouille a permis de retrouver sur lui quatre téléphones portables, ainsi qu’un poignard. Incapable de justifier la provenance de l’un des téléphones, il a été confondu après que les enquêteurs ont identifié la propriétaire de l’appareil.
Entendue par les enquêteurs, une autre victime a déclaré avoir été agressée le même jour vers 5 heures à l’arrêt Yawou Dial. Elle a reconnu formellement l’un des suspects comme l’auteur de l’attaque, affirmant qu’il lui avait pris son téléphone sous la menace d’un couteau, précise Libération.
L’enquête a ensuite révélé des faits plus graves avec l’audition d’une troisième victime, agressée puis violée collectivement le 29 novembre 2025. À l’époque, elle avait décrit des assaillants correspondant aux mêmes profils. Convoquée pour une présentation de suspect, elle a identifié sans ambiguïté l’un des mis en cause. Elle a relaté qu’aux environs de 5 heures du matin, près du Camp de transmission, deux individus armés de couteaux et munis d’une pompe asphyxiante lui avaient pris son téléphone avant de l’entraîner dans un bâtiment en construction, où elle aurait été agressée à tour de rôle.
Dans un premier temps, le principal suspect a nié toute implication dans ces faits. Il a ensuite reconnu les accusations après un interrogatoire approfondi et la découverte d’éléments compromettants sur son téléphone, notamment une capture d’écran du téléphone de la victime, vraisemblablement destinée à un receleur, rapporte Libération. Il a ensuite conduit les enquêteurs au domicile du second mis en cause, à qui le téléphone aurait été revendu pour la somme de 60 000 FCFA. Il a également indiqué ne pas avoir agi seul.
Interpellé à son tour, le second suspect a contesté toute implication, affirmant qu’aucune transaction financière n’aurait eu lieu. Une version qui n’a pas convaincu les enquêteurs, conclut Libération.

