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« Yaye dina la raye » : une mère épuisée demande à la justice de garder son fils en prison


Rédigé le Jeudi 4 Juin 2026 à 01:07 | Lu 39 fois Rédigé par Lat Soukabé Fall


Une affaire particulièrement bouleversante s'est invitée devant le tribunal de Mbour. Une mère, usée par des années de tensions et de menaces, a demandé à la justice de maintenir son propre fils derrière les barreaux afin de retrouver un peu de paix.


« Yaye dina la raye » : une mère épuisée demande à la justice de garder son fils en prison

Selon les informations révélées lors de l'audience, le prévenu entretenait depuis plusieurs mois des relations extrêmement conflictuelles avec sa famille. Les disputes étaient devenues fréquentes et les menaces de mort répétées. La phrase qui revenait le plus souvent était : « Yaye dina la raye », ce qui signifie en wolof : « Maman, je vais te tuer ».
 

Face aux juges, la mère n'a pas caché son désarroi. La voix tremblante, elle a expliqué vivre dans une peur permanente. Elle affirme ne plus pouvoir dormir sereinement, craignant que son fils ne passe à l'acte. Cette situation l'a finalement poussée à saisir les autorités.
 

Le moment le plus marquant de l'audience est intervenu lorsque cette mère a imploré le tribunal de garder son fils en prison pendant plusieurs mois. Une demande rare qui illustre l'ampleur du malaise familial et la détresse de celle qui l'a pourtant mis au monde.
 

Les magistrats ont longuement écouté les différentes parties avant de mettre l'affaire en délibéré. Quelle que soit l'issue judiciaire, cette histoire met en lumière les difficultés auxquelles sont confrontées certaines familles lorsqu'elles doivent gérer des comportements violents au sein du foyer.
 

Au Sénégal, les violences intrafamiliales demeurent souvent cachées derrière les murs des concessions. Les victimes hésitent parfois à porter plainte contre un proche par peur du regard des autres ou dans l'espoir d'une réconciliation. Dans ce dossier, la mère a franchi le pas après avoir estimé que sa sécurité était menacée.
 
Cette affaire soulève également la question de l'accompagnement psychologique et social des familles confrontées à de telles situations. Pour de nombreux observateurs, la prison seule ne saurait constituer une réponse durable sans un véritable suivi permettant d'éviter de nouveaux drames.



Lat Soukabé Fall

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