Mariée et mère de plusieurs enfants, Y. Wade comparaissait pour coups et blessures volontaires (CBV) ayant entraîné une incapacité temporaire de travail (ITT) de 35 jours sur sa sœur, F. Diop. Les faits remontent à une altercation survenue à la suite d’un différend impliquant l’enfant de la prévenue.
À la barre, Y. Wade a reconnu les faits sans détour.
« Ma sœur a malmené mon enfant. Je suis intervenue pour le défendre. Elle l’a insulté et m’a injuriée à son tour. La dispute a dégénéré. Nous nous sommes battues et je lui ai donné un coup de bâton. Je regrette profondément », a-t-elle déclaré, évoquant un geste commis sous l’emprise de la colère.
Mais les conséquences ont été lourdes : la victime a subi une fracture du bras, avec une incapacité médicale fixée à 35 jours.
Le procureur de la République a estimé que les éléments constitutifs de l’infraction étaient réunis et a requis l’application de la loi, soulignant la gravité des violences malgré le lien familial.
Après délibéré, le tribunal a déclaré Y. Wade coupable et l’a condamnée à trois mois de prison avec sursis.
Une décision qui sonne comme un avertissement : même au sein de la famille, la violence physique demeure pénalement répréhensible.
