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L'Actualité au Sénégal

Une mère de famille ruinée : l’homme qui lui a vendu le terrain est mort, elle risque tout


Rédigé le Samedi 7 Mars 2026 à 13:36 | Lu 64 fois Rédigé par Lat Soukabé Fall


À Thiès, dans le quartier Keur Massamba Guèye, une femme qui vit de petits commerces fait face à un drame. Après avoir investi toutes ses économies pour acheter un terrain et construire sa maison, elle pourrait tout perdre à cause d’un litige foncier aujourd’hui devant la justice.


Selon les informations recueillies, la femme avait acheté en 2004 une parcelle auprès d’un homme identifié comme L.C, connu sous le nom de L. Diop.

La vente avait été conclue en présence de témoins, dont un ami de son ex-mari et la deuxième épouse de ce dernier, aujourd’hui décédée.

Convaincue d’avoir acquis légalement le terrain, elle a progressivement mis de côté l’argent provenant de ses petits commerces et de ses tontines pour lancer la construction de sa maison.
 
Les travaux ont duré près de sept ans, faute de moyens suffisants. Après de nombreux sacrifices, la maison est achevée et la famille y vit plus de deux ans.

Mais la situation bascule lorsqu’elle est convoquée à la gendarmerie pour des papiers contestés sur le terrain.
 
Lors de la procédure judiciaire, il lui est révélé que la parcelle appartient en réalité à une autre femme, qui conteste la vente.

Devant le tribunal, cette propriétaire réclame la restitution complète de sa parcelle ou 2 millions de francs CFA et une autre parcelle  pour compenser son terrain.

Une décision qui pourrait entraîner la démolition de la maison construite après sept années d’efforts et d’économies modestes.
 
Pour la commerçante, le choc est immense. Elle affirme avoir investi plus de deux millions de francs CFA dans la construction, une somme qu’elle avait réunie grâce à ses petits commerces.

Aujourd’hui, elle est sommée de quitter la maison avant la fin du mois de mars, laissant sa famille dans l’angoisse et l’incertitude, après des années de sacrifices pour bâtir leur toit.
 
Cette affaire souligne une fois de plus la vulnérabilité des familles modestes face aux litiges fonciers au Sénégal, où des transactions informelles ou des documents contestés peuvent ruiner des années d’efforts et de travail.


Lat Soukabé Fall

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