L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), considérée comme le principal pôle de l’enseignement supérieur au Sénégal, fait face à une nouvelle période de tensions. Depuis la fermeture des restaurants universitaires, décidée à la suite du mot d’ordre de journées sans tickets, de nombreux étudiants vivent une situation marquée par de sérieuses difficultés alimentaires.
Des images diffusées massivement sur les réseaux sociaux montrent des étudiants prenant leurs repas dans des pots, des sachets plastiques ou d’autres contenants de fortune. Ces scènes, qui ont suscité de vives réactions au sein de l’opinion publique, illustrent les conditions de vie éprouvantes auxquelles sont confrontés plusieurs pensionnaires du campus social.
Privés de restauration universitaire et, pour certains, de leurs bourses d’études, des étudiants expliquent être contraints de recourir à leurs propres moyens pour se nourrir. Une charge difficile à assumer pour des jeunes majoritairement issus de familles modestes et venus de l’intérieur du pays pour poursuivre leurs études à Dakar.
Cette situation tranche avec l’image d’excellence académique que véhicule l’UCAD en Afrique de l’Ouest. Pour de nombreux observateurs, ces scènes de détresse étudiante constituent un contraste saisissant avec les ambitions affichées pour l’enseignement supérieur sénégalais et appellent à des réponses rapides et concrètes de la part des autorités compétentes.
