Un drame familial s’est produit dans la ville religieuse de Touba, où une infirmière d’État a été sévèrement agressée par sa coépouse, subissant de profondes blessures au visage.
Les faits remontent au 18 janvier dernier, au domicile familial. La victime s’affairait à des tâches ménagères lorsqu’une dispute a éclaté avec sa coépouse, résidant dans un autre quartier de la ville. La querelle a rapidement dégénéré, et l’agresseure, armée d’une lame de bistouri, a infligé de graves entailles à la joue et à l’oreille de la professionnelle de santé.
L’enquête menée par les autorités a mis en évidence plusieurs incohérences dans les déclarations de l’agresseure présumée. Celle-ci a modifié à plusieurs reprises son récit, affirmant initialement avoir été la première victime. Elle a également présenté un certificat médical attestant d’une incapacité de travail temporaire, que les autorités ont par la suite jugé comme un document falsifié à travers une contre-expertise. Face aux contradictions, la prévenue a finalement exprimé des regrets.
Une plainte a été déposée auprès du commissariat local le 20 janvier. L’affaire soulève des questions préoccupantes sur la cohabitation dans les foyers polygames et sur les violences domestiques pouvant survenir dans ce contexte.
La victime a été contrainte à un arrêt de travail de 45 jours et garde des séquelles physiques et psychologiques importantes, rappelant la gravité de cette agression.
