Au cours de la diffusion, Ndiaye brandissait un couteau et proférait des propos intimidants. À la barre, il a tenté de banaliser la scène, affirmant découper une pastèque et que ses paroles n’étaient que des « blagues » entre abonnés, accusant la partie civile d’avoir diffusé la vidéo pour créer une « vindicte populaire ».
Le ministère public a rejeté cette défense, rappelant le climat de tension numérique dans le débat politique sénégalais et citant le meurtre récent en France de Baba Abdoulaye Diop, militant de Pastef, tué à l’arme blanche par un sympathisant nationaliste.
Le tribunal a finalement prononcé une peine de six mois de prison, dont un mois ferme, et a condamné Ndiaye à payer les frais de procédure, envoyant un message clair contre la propagation de la haine politique sur les réseaux sociaux.

