Menu
L'Actualité au Sénégal

Thiès : litige foncier, documents originaux relancent le bras de fer


Rédigé le Vendredi 30 Janvier 2026 à 01:08 | Lu 72 fois Rédigé par Lat Soukabé Fall


Un conflit foncier oppose depuis plusieurs années les familles de Dr M. Ndir et de Lamine Diop au quartier Lazaret, à Thiès. Cette affaire, complexe et pleine de rebondissements, illustre les difficultés que rencontrent parfois les héritiers dans la gestion des successions et des biens immobiliers.


Selon les héritiers de L. Diop, la maison en question avait été prêtée à Dr Ndir après le décès de leur père, alors qu’ils étaient encore mineurs. Dr Ndir aurait justifié l’emprunt en expliquant que le terrain, situé derrière sa maison, servait de dépotoir pour les ordures et les eaux usées. Il aurait alors clôturé le terrain, en prenant possession de fait.
 
Quelques années plus tard, Dr Ndir a demandé à acheter le terrain, mais les héritiers ont refusé, estimant que le prix proposé n’était pas acceptable. Une tentative de compromis avait été faite lorsque Dr Ndir proposa à un des héritiers un autre terrain, mais cette offre n’a jamais abouti.
 
Convaincu que les héritiers ne détenaient pas les papiers originaux, Dr Ndir a produit de nouveaux documents à son nom. Les héritiers ont tenté de régler le conflit à l’amiable, mais selon eux, Dr M. Ndir les aurait renvoyés vers les services des impôts et du domaine, affirmant que le terrain lui appartenait désormais légalement.
 
Le tournant de l’affaire est survenu lorsque les héritiers ont récupéré les papiers originaux de propriété, confiés à un ami de leur père avant son décès. L’ami en question avait demandé à ses enfants et à sa femme de restituer ces documents aux véritables propriétaires après sa mort. La possession de ces documents change la donne, car Dr M. Ndir croyait que les héritiers n’avaient aucun papier ou que ceux-ci étaient égarés.
 
Depuis le décès de Dr M. Ndir, sa famille revendique désormais la possession du terrain s’appuyant sur les documents qu’il avait produits et sur le fait qu’il avait occupé le terrain pendant plusieurs années. De leur côté, les héritiers de L. Diop disposent désormais des documents originaux, qu’ils considèrent comme preuve de leur droit de propriété légitime.
 


Lat Soukabé Fall

Nouveau commentaire :