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Thiès : Une nièce traîne son oncle en justice et réclame 1 million FCFA


Rédigé le Lundi 19 Octobre 2026 à 23:36 | Lu 53 fois Rédigé par Lat Soukabé Fall


Une affaire familiale aux contours particulièrement sensibles a été examinée ce lundi 19 octobre 2026 devant le tribunal d’instance de Thiès. M. Diop est poursuivi pour coups et blessures volontaires (CBV) ayant entraîné une incapacité temporaire de travail (ITT) de sept jours, à la suite d’accusations portées par sa nièce, K. Diagne. La jeune femme réclame un million de francs CFA à titre de dommages et intérêts. Au cœur du dossier, des accusations de violences répétées et des tensions autour de la maison familiale. Le tribunal rendra sa décision le 26 octobre prochain.


Une affaire familiale devant la justice
Les conflits familiaux peuvent parfois dépasser le cadre privé et se retrouver devant les juridictions. C’est dans ce contexte que le tribunal d’instance de Thiès a examiné, ce lundi, une affaire opposant M. Diop à sa nièce, K. Diagne.
 
Le prévenu est poursuivi pour coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail de sept jours. À la barre, les deux membres de la même famille ont présenté des versions radicalement opposées des faits, laissant apparaître une relation particulièrement conflictuelle.
 
D’après les éléments rapportés lors de l’audience, la jeune femme situe le début des violences qu’elle dénonce en 2024, au sein même du domicile familial. Elle affirme avoir subi des agressions et des insultes répétées de la part de son oncle.
 
La nièce dénonce des violences répétées
Devant le tribunal, K. Diagne a accusé son oncle de la violenter régulièrement et de chercher à entraver ses activités commerciales dans la concession familiale.
Selon ses déclarations, les tensions auraient notamment dégénéré lors d’un épisode au cours duquel elle affirme avoir reçu un violent coup au nez.

Cette blessure occupe une place importante dans les débats judiciaires, le juge ayant interrogé le prévenu à ce sujet.
 
La plaignante estime que les agissements qu’elle dénonce ne seraient pas étrangers à un différend portant sur la maison familiale. Elle soupçonne son oncle de vouloir la pousser à quitter les lieux afin de s’approprier le domicile.
 
Ces accusations constituent toutefois la version présentée par la partie civile. Elles devront être appréciées au regard des éléments du dossier et de la décision du tribunal.
 
Un différend autour de la maison familiale ?
Au-delà des accusations de violences, cette affaire met en lumière les tensions qui peuvent surgir autour de l’occupation d’un domicile familial et des intérêts qui s’y rattachent.
 
K. Diagne considère que les comportements qu’elle impute à son oncle viseraient à l’écarter de la concession. Elle a ainsi choisi de porter le différend devant la justice, estimant que les faits dénoncés nécessitaient une réponse judiciaire.
 
Les éléments disponibles ne permettent cependant pas de déterminer précisément le statut juridique de la maison, les droits respectifs des membres de la famille ni l’existence éventuelle d’une procédure successorale distincte.
 
Il convient donc de distinguer les accusations relatives aux violences physiques du différend familial concernant le domicile, même si la plaignante établit un lien entre les deux dans ses déclarations.
 
L’oncle rejette catégoriquement les accusations
Face aux accusations de sa nièce, M. Diop a opposé un démenti catégorique. Le prévenu conteste les faits qui lui sont reprochés et présente une lecture différente des tensions familiales.
 
Selon sa version, c’est plutôt sa nièce qui chercherait régulièrement à le provoquer dans le but de le pousser à bout et de déclencher une confrontation physique. Il affirme néanmoins n’avoir jamais cédé à ces provocations.
 
Interrogé par le juge sur la blessure constatée au niveau du nez de K. Diagne, il a avancé une autre explication : selon lui, la jeune femme se serait elle-même blessée afin de constituer un dossier contre lui.
Cette déclaration est une allégation du prévenu, contestée dans le cadre de l’affaire. Il appartiendra au tribunal d’apprécier les différentes versions ainsi que les éléments de preuve soumis à son examen.
 
Un million de FCFA réclamé en réparation
Au cours de l’audience, K. Diagne s’est constituée partie civile. Elle réclame la somme d’un million de francs CFA à titre de dommages et intérêts pour les préjudices qu’elle affirme avoir subis.
 
Cette demande vise à obtenir une réparation financière dans le cadre de la procédure judiciaire. Son éventuelle acceptation, ainsi que le montant d’une indemnisation, relèvent de l’appréciation du tribunal.
 
La question centrale reste celle de l’établissement des faits reprochés au prévenu, notamment au regard de l’incapacité temporaire de travail de sept jours mentionnée dans le dossier.
 
Le procureur estime les faits établis
Dans ses réquisitions, le procureur de la République a estimé que la matérialité des faits de coups et blessures volontaires était établie à l’encontre du prévenu. Il s’en est toutefois remis à la sagesse du tribunal concernant la peine à prononcer.
 
Cette position du ministère public constitue un élément important des débats, mais elle ne doit pas être confondue avec une décision définitive de culpabilité. C’est au tribunal qu’il revient de statuer sur les faits et sur les conséquences judiciaires de l’affaire.
À l’issue de l’audience, le tribunal d’instance de Thiès a mis le dossier en délibéré. Le verdict est attendu le 26 octobre 2026.
 
Un verdict attendu le 26 octobre
L’affaire est désormais dans l’attente de la décision judiciaire. Le jugement permettra de connaître la position du tribunal sur les accusations de violences, les arguments avancés par le prévenu et la demande d’un million de francs CFA formulée par la partie civile.
 
En attendant cette échéance, les faits doivent être présentés avec prudence : les accusations de la nièce, les dénégations de l’oncle et les réquisitions du parquet constituent les différents éléments d’une procédure dont l’issue n’est pas encore connue.
 
Au-delà du dossier judiciaire, cette affaire rappelle les conséquences que peuvent avoir des tensions familiales lorsqu’elles s’enveniment et donnent lieu à des accusations de violences. À Thiès, les regards sont désormais tournés vers le tribunal, qui doit rendre sa décision le 26 octobre prochain.
 


Lat Soukabé Fall

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