Il était environ 5 heures du matin lorsque A. J.S., gendarme en service à la Légion Quartier Général de Dakar, regagnait son domicile en compagnie de ses sœurs après une manifestation culturelle. À peine arrivées à la Cité Mtoa, elles sont interceptées par deux individus à bord d’une moto de type Beverly.
Selon les informations relayées par le quotidien Libération, les assaillants étaient lourdement armés : des couteaux et une arme à feu artisanale. Leur intention ne laisse aucun doute : il s’agissait d’un braquage.
Face à la menace, la gendarme fait preuve d’un sang-froid remarquable. Elle sort son arme de service et effectue un premier tir de sommation en l’air pour dissuader les agresseurs. Mais contre toute attente, ces derniers ne reculent pas.
Pire encore, l’un d’eux, identifié plus tard comme Mohamed Ndiaye, 28 ans, braque son arme artisanale en direction de la gendarme, mettant sa vie et celle de ses proches en danger immédiat.
À cet instant critique, la gendarme n’a d’autre choix que de neutraliser la menace. Elle tire une seconde fois, atteignant l’assaillant au flanc droit du bas-ventre.
Touché mais conscient, Mohamed Ndiaye est rapidement pris en charge par les secours. Il est d’abord évacué vers l’hôpital Youssou Mbargane de Rufisque, avant d’être transféré vers l’hôpital de Pikine sur réquisition des autorités.
Son complice, identifié sous le prénom de Moustapha, profite de la confusion pour prendre la fuite. Toutefois, les forces de l’ordre ont déjà localisé son domicile et ont lancé une opération pour son arrestation.
Sur les lieux de l’attaque, la moto utilisée par les agresseurs a été abandonnée. Elle a été saisie comme pièce à conviction dans le cadre de l’enquête en cours.
Cet incident relance une nouvelle fois la question de l’insécurité nocturne dans certaines zones urbaines, mais souligne également l’importance de la formation et de la réactivité des forces de défense face aux situations à haut risque.
