Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux et reprise en séance, le leader de La République des Valeurs a dénoncé ce qu’il considère comme une « rectification sélective » portée par le pouvoir en place.
Selon lui, la volonté affichée de réforme électorale contraste avec le maintien de zones d’ombre sur des affaires judiciaires majeures :
« Qu’y a-t-il de plus scélérat que la loi d’amnistie qui jette un voile sur des faits que le peuple a le droit de connaître ? »
Au centre de sa prise de position figure la demande de clarification autour de l’affaire Sweet Beauté affair, un dossier judiciaire très médiatisé ayant impliqué la figure politique Ousmane Sonko.
Thierno Alassane Sall estime que ce dossier ne devrait pas rester « scellé » s’il existe, selon lui, de « faits nouveaux graves » nécessitant des investigations supplémentaires.
Le député lie directement cette exigence de transparence à la question de la loi d’amnistie récemment débattue. Il considère que celle-ci freine la vérité judiciaire et entretient une forme d’opacité sur des événements politiques et judiciaires récents.
Il appelle ainsi la majorité à revoir sa position :
« Si la majorité veut réellement répondre à la commande de l’opinion, qu’elle revienne sur la loi d’amnistie. »
Cette sortie intervient dans un contexte de fortes tensions autour des réformes institutionnelles et électorales. Le parti au pouvoir PASTEF défend pour sa part une logique de « correction » du système électoral, tandis que l’opposition accuse une approche jugée partielle et sélective.
L’intervention de Thierno Alassane Sall relance ainsi un débat déjà hautement sensible dans l’espace public sénégalais : celui de la transparence judiciaire, de la mémoire des faits politiques récents et du rôle des lois d’amnistie dans la consolidation démocratique.
Une polémique qui, visiblement, est loin de s’éteindre dans le débat politique national.
