Ces chiffres ont été au cœur d’une journée de réflexion organisée par l’Association des femmes magistrates du Sénégal. Cette rencontre a permis d’évaluer l’impact réel de la loi sur le terrain, en confrontant les avancées juridiques aux réalités sociales.
Si le texte a permis des progrès notables, notamment en matière de répression et de reconnaissance des crimes sexuels, plusieurs obstacles continuent de freiner son efficacité. Les participants ont pointé du doigt les résistances sociales, qui dissuadent encore de nombreuses victimes de porter plainte.
À cela s’ajoutent des lenteurs judiciaires persistantes, qui retardent le traitement des dossiers, ainsi que des insuffisances dans la prise en charge des victimes. L’accompagnement psychologique, médical et juridique reste encore largement perfectible.
Face à cette situation, les acteurs du secteur appellent à un renforcement de l'application de la loi, mais aussi à une amélioration des dispositifs d’assistance, afin d’offrir une réponse plus rapide, plus humaine et plus efficace aux victimes de violences sexuelles.
