Dans un communiqué consacré à la lutte contre le cancer, elle insiste sur une vision élargie de la maladie, qu’elle considère comme un enjeu majeur de santé publique mais aussi un problème social profond. Selon elle, le cancer ne se limite pas à une atteinte physique : il fragilise les familles, désorganise les équilibres sociaux et impose des charges souvent invisibles aux proches des malades.
La Première Dame souligne que la réponse à cette maladie doit dépasser le cadre strictement médical. Elle met en avant la nécessité de renforcer la prévention, le dépistage précoce, mais aussi l’accompagnement des patients sur la durée.
Elle insiste également sur la situation particulière des femmes, à la fois plus exposées à certaines formes de cancer et souvent en première ligne dans la prise en charge des malades au sein des familles. Cette double charge, selon elle, justifie une politique de santé plus attentive et mieux structurée.
Dans cette dynamique, Absa Faye a annoncé la création d’un Centre national de dépistage des cancers. La première pierre de cette infrastructure a déjà été posée à Guédiawaye, à proximité de l’hôpital Dalal Jamm.
Ce centre est présenté comme un dispositif clé dans la stratégie nationale de lutte contre le cancer. Il devra permettre de renforcer le dépistage précoce, améliorer le diagnostic et organiser plus efficacement le parcours de soins des patients.
L’objectif affiché est également de réduire les abandons de traitement et de faciliter l’orientation des malades dans le système de santé, souvent décrit comme complexe et peu lisible pour les patients.
Parallèlement, la Première Dame a annoncé le lancement de la Fondation nationale « Sénégal Solidaire », conçue comme un outil de mobilisation de ressources philanthropiques nationales et internationales.
Cette structure aura pour mission de soutenir les actions en faveur des populations vulnérables, en appui aux politiques publiques déjà mises en place par l’État.
Absa Faye a tenu à saluer l’implication des autorités sanitaires, notamment le ministre de la Santé et de l’Action sociale, ainsi que le travail des médecins, chercheurs et associations engagés dans la lutte contre le cancer.
Elle a également adressé un message aux patients et à leurs familles, assurant que ces initiatives visent à améliorer concrètement leur quotidien, faciliter leur prise en charge et réduire les difficultés liées à la maladie.
Dans un contexte de débats autour de la création de la fondation, cette sortie publique apparaît comme une tentative de clarification et de repositionnement autour d’un projet centré sur la santé publique et la solidarité nationale.
