Tout commence le 25 avril 2026, lorsque Y. F. Sané, 28 ans, se présente au commissariat urbain de Saly. Face aux enquêteurs, elle accuse son oncle paternel, I. Sané, 52 ans, artiste-compositeur, de viol et de collecte illicite de données à caractère pornographique.
Selon ses déclarations, elle avait rejoint son oncle en mars à Saly, après que celui-ci lui aurait promis de l’aider à trouver un emploi. Mais très vite, la situation aurait dégénéré. Elle affirme avoir été contrainte à des relations sexuelles non protégées, tout en étant filmée à son insu.
Plus grave encore, elle explique que ces vidéos auraient servi de moyen de pression. Son oncle l’aurait menacée de les diffuser, notamment auprès de sa famille, si elle refusait de se soumettre à ses exigences.
C’est la crainte de voir ces images circuler sur internet qui aurait finalement poussé la jeune femme à porter plainte.
Alertée, la police ouvre immédiatement une enquête et procède à l’interpellation du mis en cause.
Conduit au commissariat, I. Sané rejette catégoriquement les accusations de viol. Toutefois, il reconnaît l’existence de relations sexuelles avec sa nièce, ainsi que l’enregistrement de vidéos à caractère intime.
Mais ses déclarations ne s’arrêtent pas là.
Il affirme que ces relations s’inscrivaient dans un cadre consenti et va plus loin en évoquant l’organisation de rapports sexuels à plusieurs, impliquant une troisième personne : F. Sow, 24 ans, se présentant comme commerçante et prostituée.
Les investigations vont alors changer de dimension.
Selon les premiers éléments recueillis, la troisième protagoniste aurait été introduite dans ce cercle par l’intermédiaire d’une femme identifiée sous le pseudonyme de « Mya », présumée proxénète basée à Zac Mbao. Le contact aurait été établi via les réseaux sociaux, notamment TikTok.
Les enquêteurs soupçonnent ainsi l’existence d’un système plus structuré :
- organisation de rencontres sexuelles
- recours à des intermédiaires
- possible exploitation via internet
- enregistrements et conservation de contenus intimes
Ce basculement transforme une affaire familiale en dossier potentiellement lié à un réseau.
À l’issue de l’enquête préliminaire, trois individus ont été placés en garde à vue :
- I. Sané, artiste-compositeur
- Y. F. Sané, artiste-peintre
- F. Sow, commerçante et prostituée déclarée
Ils ont été déférés le 30 avril 2026 devant le parquet du Tribunal de grande instance de Mbour.
Au regard des faits évoqués, plusieurs chefs d’accusation pourraient être retenus :
- viol et inceste présumé
- chantage et menace de diffusion de contenus intimes
- collecte et détention illégale de données pornographiques
- proxénétisme et complicité
Toutefois, seule l’enquête approfondie permettra d’établir les responsabilités exactes de chaque protagoniste.
