La Russie ne veut surtout pas apparaître comme l'initiatrice d’une nouvelle course aux armements nucléaires. Juste après cette déclaration solennelle de Vladimir Poutine, le porte-parole du Kremlin a d’ailleurs immédiatement précisé : « Le président a demandé une étude de l'opportunité des essais nucléaires, et non de commencer à se préparer pour eux », laissant ainsi un espace pour une éventuelle désescalade.
Interrogé par les médias russes sur le fait que ces déclarations « des deux côtés » puissent affecter les relations entre la Russie et les États-Unis, Dimitri Peskov a aussi précisé : « Nous espérons que non ; nous n’arrivons tout simplement pas à comprendre ce que le président Trump voulait dire, (...) sur les actions concrètes de l'administration américaine, nous avons des doutes. Et maintenant, il faut d'abord étudier la situation, et ensuite un point de vue sera formulé sur l'opportunité de commencer la préparation, si cela est jugé approprié »
Moscou, selon Dimitri Peskov, se veut sans équivoque sur le sujet : « La position du président Poutine est absolument claire, elle ne tolère pas une double interprétation, et nous restons attachés à nos engagements en faveur d'une interdiction complète des essais nucléaires. Et nous ne ferons rien tant que l'autre partie ne le fera pas ».







