A. N. : fuir le maître coranique
A. N. raconte son calvaire : « Mon maître coranique me menaçait de mort. Ma famille voulait que j’accompagne mon grand frère sur les chantiers de maçonnerie. Je n’en pouvais plus. Je suis parti pour Dakar. Ici, j’ai rencontré d’autres Faax Man. On se protège entre nous, mais on fait ce qu’il faut pour manger. »
Pour A. N., la rue est devenue un refuge mais aussi un piège. La violence, la faim et l’exclusion sont ses compagnons quotidiens. La consommation de duluant permet d’oublier la misère, mais accentue les comportements agressifs et dangereux.
S. : survivre malgré tout
S., 13 ans, explique : « On suce du duluant pour ne pas sentir la faim. Ça nous fait un peu oublier le reste… parfois ça rend violent. Moi, j’ai volé pour pouvoir manger. Je sais que ce n’est pas bien, mais on n’a pas le choix. »
Les deux garçons vivent ensemble, dans la même rue, partageant la même lutte pour la survie. Entre mendicité, petits vols et consommation de substances, leur quotidien reflète la dure réalité des enfants de la rue à Dakar.

