Selon les premières informations communiquées par l’administrateur du territoire de Luebo, les prisonniers auraient réussi à sortir après avoir forcé les portes de la prison. Ils auraient également emporté trois armes appartenant aux forces de sécurité. Les gardiens présents au moment des faits auraient pris la fuite, laissant les détenus libres de quitter les lieux.
Au lendemain de l’évasion, l’ambiance était particulièrement tendue dans la cité de Luebo. Plusieurs habitants ont préféré limiter leurs déplacements, craignant d’éventuelles représailles de la part de certains anciens détenus considérés comme dangereux.
Face à la situation, les forces de sécurité ont intensifié les recherches et multiplié les patrouilles dans la ville et les villages environnants. Les autorités demandent aux populations de signaler toute présence suspecte afin de faciliter la localisation des fugitifs.
Cette évasion relance également le débat sur les conditions de détention dans les prisons congolaises. Des organisations de la société civile dénoncent depuis longtemps la vétusté des infrastructures, le manque de moyens, l’insuffisance de personnel pénitentiaire ainsi que les difficultés liées à l’alimentation et aux soins médicaux des détenus.
La prison de Luebo est régulièrement citée parmi les établissements les plus fragiles du pays, avec des incidents similaires enregistrés au fil des années. La surpopulation carcérale et les longues périodes de détention préventive sont souvent pointées du doigt comme des facteurs favorisant les tensions et les évasions.
