Plus de trois mois après le début du procès, Frédéric Péchier est fixé. Poursuivi pour 30 empoisonnements de patients, dont 12 mortels, le médecin anesthésiste a été jugé coupable ce jeudi de la totalité des empoisonnements et condamné à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans, par la cour d’assises du Doubs, à Besançon.
L’accusation avait requis la réclusion à perpétuité contre le médecin de 53 ans, qu’elle a présenté comme « l’un des plus grands criminels de l’histoire », coupable selon elle d’avoir « utilisé la médecine pour tuer ». A l’inverse, son avocat Randall Schwerdorffer s’est dit convaincu de son innocence et a demandé à la cour de l’acquitter « purement et simplement », faute de preuves irréfutables.
Ce verdict survient après 15 semaines d’audience denses, parfois techniques et souvent poignantes. La cour a délibéré depuis lundi après-midi dans un « lieu tenu secret ». Dans l’attente de la décision, l’accusé, qui a comparu libre depuis le 8 septembre, a dû rester à disposition de la justice dans son logement de Besançon.
Lorsque la parole lui a été donnée une dernière fois lundi, au dernier jour de ce long procès, il a à nouveau clamé son innocence, une position dont il n’a jamais varié. « Je ne suis pas un empoisonneur », a-t-il affirmé.
Notre dossier sur l'affaire Péchier
Frédéric Péchier a finalement admis, depuis l’ouverture du procès, qu’un empoisonneur avait bien sévi dans l’une des deux cliniques privées où il a travaillé. Mais il a constamment répété qu’il n’était pas cet empoisonneur.
Le procès, qui a duré trois mois et demi, a alterné témoignages déchirants de victimes et échanges tendus avec un accusé décrit tantôt comme un tueur en série dénué d’empathie, tantôt comme un « homme détruit ». Frédéric Péchier va faire appel de sa condamnation.
L’accusation avait requis la réclusion à perpétuité contre le médecin de 53 ans, qu’elle a présenté comme « l’un des plus grands criminels de l’histoire », coupable selon elle d’avoir « utilisé la médecine pour tuer ». A l’inverse, son avocat Randall Schwerdorffer s’est dit convaincu de son innocence et a demandé à la cour de l’acquitter « purement et simplement », faute de preuves irréfutables.
Ce verdict survient après 15 semaines d’audience denses, parfois techniques et souvent poignantes. La cour a délibéré depuis lundi après-midi dans un « lieu tenu secret ». Dans l’attente de la décision, l’accusé, qui a comparu libre depuis le 8 septembre, a dû rester à disposition de la justice dans son logement de Besançon.
Lorsque la parole lui a été donnée une dernière fois lundi, au dernier jour de ce long procès, il a à nouveau clamé son innocence, une position dont il n’a jamais varié. « Je ne suis pas un empoisonneur », a-t-il affirmé.
Notre dossier sur l'affaire Péchier
Frédéric Péchier a finalement admis, depuis l’ouverture du procès, qu’un empoisonneur avait bien sévi dans l’une des deux cliniques privées où il a travaillé. Mais il a constamment répété qu’il n’était pas cet empoisonneur.
Le procès, qui a duré trois mois et demi, a alterné témoignages déchirants de victimes et échanges tendus avec un accusé décrit tantôt comme un tueur en série dénué d’empathie, tantôt comme un « homme détruit ». Frédéric Péchier va faire appel de sa condamnation.
