Dans le quartier de Rimal, à Gaza-ville, une frappe israélienne a détruit un logement, tuant trois filles dans leur sommeil. Un autre bombardement a visé un commissariat, faisant sept morts, dont des civils présents sur les lieux. À Khan Younès, dans le sud de l’enclave, une frappe a touché des tentes abritant des déplacés, tuant sept membres d’une même famille, dont un enfant. À al-Mawassi, un abri de fortune a également été frappé, le bilan n’étant pas encore connu.
La Défense civile palestinienne a indiqué que depuis l’aube, 32 personnes avaient perdu la vie, en majorité des enfants et des femmes.
Selon Israël, ces frappes font suite à un incident vendredi où huit combattants palestiniens seraient sortis d’un tunnel à Rafah, considéré comme une violation de la trêve. L’armée israélienne affirme avoir visé des commandants et membres du Hamas et du Jihad islamique. De son côté, le Hamas dénonce un « crime brutal ».
Malgré ces violences, le poste-frontière de Rafah entre Gaza et l’Égypte devrait rouvrir partiellement à partir de ce dimanche 1er février, permettant à un nombre limité de Palestiniens de sortir ou de revenir dans l’enclave.
Depuis le début du cessez-le-feu, 509 Palestiniens ont été tués dans des frappes israéliennes, tandis que l’armée israélienne signale la perte de quatre soldats sur la même période.
