Menu
L'Actualité au Sénégal

Prisons : le CNLS insiste sur la confidentialité du statut VIH des détenus


Rédigé le Mardi 24 Février 2026 à 12:25 | Lu 55 fois Rédigé par


Le CNLS rappelle que le statut sérologique des détenus vivant avec le VIH ne doit pas être divulgué et que la continuité des soins doit être garantie.


Prisons : le CNLS insiste sur la confidentialité du statut VIH des détenus

 

Le Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS) a réaffirmé que le respect de la dignité humaine et la non-stigmatisation constituent des principes intangibles, soulignant que le statut sérologique d’un détenu vivant avec le VIH ne doit en aucun cas être divulgué.
Dans une note rendue publique lundi sur la prise en charge des personnes détenues vivant avec le VIH au Sénégal, le secrétariat exécutif du CNLS rappelle que ces personnes peuvent vivre en communauté sans risque de transmission aux autres détenus et partager les mêmes cellules sans danger.
Le document précise que le dossier médical du détenu doit être strictement séparé de celui de l’administration pénitentiaire et conservé à l’infirmerie sous la responsabilité exclusive du personnel médical.
La continuité du traitement antirétroviral doit être assurée sans interruption en milieu carcéral. Conformément aux directives nationales et aux principes internationaux, la personne détenue vivant avec le VIH doit bénéficier des mêmes standards de soins que ceux appliqués dans la communauté.
Le CNLS rappelle que le suivi médical est assuré dans les centres de santé ou dans les services spécialisés des hôpitaux, sous la supervision du service médical de l’administration pénitentiaire, avec un respect strict des rendez-vous fixés selon l’état clinique du détenu et sa réponse au traitement.
Lorsque le statut VIH est inconnu ou non documenté, un dépistage volontaire peut être proposé après un counseling et une prise en charge psychosociale, dans le respect de la confidentialité. Le dépistage n’est pas obligatoire en prison, souligne le CNLS, tout en insistant sur la priorité d’une prise en charge médicale immédiate en cas de sérologie positive.
Le personnel médical est invité à établir un dossier confidentiel, à évaluer l’état de santé du détenu, à rechercher d’éventuelles infections opportunistes ou comorbidités telles que le diabète et l’hypertension, et à veiller à la bonne observance du traitement. Il doit également proposer un accompagnement psychosocial, dépister d’éventuels troubles liés à l’usage de substances ou à la prise de médicaments, et informer le détenu de ses droits en matière de santé.
Si la personne est déjà sous traitement, il est recommandé de prendre contact avec son médecin traitant afin d’assurer la continuité du schéma thérapeutique sans rupture.
Enfin, le CNLS indique que des activités de formation et de plaidoyer sont régulièrement organisées à l’intention des infirmiers, surveillants et directeurs des établissements pénitentiaires pour renforcer la prise en charge du VIH en milieu carcéral.