Selon les éléments du dossier, les faits remontent au mois d’avril 2021. Ce jour-là, Camara aurait agressé sa belle-sœur à l’aide d’un couteau, dans des circonstances particulièrement graves.
À la barre, l’accusé a reconnu avoir porté plusieurs coups à la victime, l’atteignant notamment à la clavicule et à l’abdomen.
À la barre, l’accusé a reconnu avoir porté plusieurs coups à la victime, l’atteignant notamment à la clavicule et à l’abdomen.
Au moment de l’agression, A. Tall se rendait à l’hôpital pour faire soigner son fils, blessé lors d’une altercation survenue un peu plus tôt avec Camara. Une situation déjà tendue qui a dégénéré en une scène de violence extrême.
La victime a livré devant la cour un témoignage poignant. Après avoir été poignardée, elle a tenté de prendre la fuite. Mais, selon ses déclarations, Camara l’aurait poursuivie avant de tenter de l’égorger, laissant apparaître une intention manifeste de donner la mort.
Lors de l’audience, le parquet a longuement insisté sur le profil inquiétant de l’accusé. M. Camara cumule en effet plusieurs condamnations pour faits de violences depuis 2005, dessinant le portrait d’un récidiviste aguerri.
La question de son état mental a également été abordée. Face aux juges, l’accusé a admis avoir été interné par le passé à l’hôpital psychiatrique de Thiaroye.
Ses déclarations, parfois confuses, ont mêlé accusations incohérentes et propos jugés délirants, renforçant les interrogations autour de sa responsabilité pénale.
Ses déclarations, parfois confuses, ont mêlé accusations incohérentes et propos jugés délirants, renforçant les interrogations autour de sa responsabilité pénale.
Le procès se poursuit devant la Chambre criminelle, dans un climat lourd, marqué par la gravité des faits et la personnalité troublante de l’accusé.
