Selon Macky Sall, le Secrétaire général ne doit être ni le représentant d'un État ni celui d'un groupe d'intérêts. Il a affirmé que sa priorité serait de servir l'ensemble des 193 États membres avec équité, tout en favorisant le dialogue et la recherche de consensus sur les grands dossiers internationaux.
Le candidat soutenu par l'Union africaine a également souligné que la confiance entre les États constitue le socle du multilatéralisme. À ses yeux, cette confiance passe par une gouvernance transparente, une écoute permanente des différentes parties et une diplomatie capable de rapprocher les positions, même dans les contextes les plus complexes.
Macky Sall a rappelé que le Secrétaire général ne peut, à lui seul, transformer les Nations unies. Il estime que les réformes de l'organisation nécessitent avant tout une volonté politique des États membres, notamment pour moderniser les institutions et renforcer leur efficacité face aux crises mondiales.
Dans son intervention, l'ancien chef de l'État sénégalais s'est présenté comme un « bâtisseur de ponts », déterminé à favoriser le dialogue entre les grandes puissances comme entre les pays du Sud et du Nord. Il a également réaffirmé son engagement en faveur d'une ONU plus crédible, plus efficace et mieux adaptée aux défis sécuritaires, climatiques, économiques et humanitaires du XXIᵉ siècle.
Cette audition s'inscrit dans le processus de désignation du prochain Secrétaire général des Nations unies, une étape importante au cours de laquelle les candidats présentent leur vision de l'avenir de l'organisation et répondent aux questions des États membres.
