Les faits se sont déroulés aux environs du poste avancé de Mouran, non loin de la frontière avec le Mali. Les policiers ont intercepté deux convoyeurs circulant à bord de deux motos de marque TVS, type 150. Les suspects ont été identifiés comme B. Chafiou, âgé de 37 ans, et I. Moussa, 22 ans.
À l’issue d’une fouille minutieuse des engins, les forces de l’ordre ont mis la main sur un stock de 10 510 comprimés de Tramadol, soigneusement dissimulé afin d’échapper aux contrôles. Cette saisie est considérée comme l’une des plus importantes enregistrées dans la zone ces derniers mois, selon des sources sécuritaires.
Les deux individus ont été immédiatement appréhendés puis conduits au poste de police, où ils ont été placés en garde à vue. Ils devraient être prochainement présentés devant le procureur de la République près le tribunal d’instance de Saraya.
D’après les informations rapportées par le journal L’Observateur, « les premiers éléments de l’enquête ont révélé que cette substance était destinée à alimenter le marché noir sénégalais, où le Tramadol est fortement recherché pour ses effets psychoactifs ».
Le Tramadol, un analgésique opioïde normalement prescrit à des fins médicales, est de plus en plus détourné de son usage légal pour être consommé comme drogue, notamment par les jeunes. Son trafic constitue aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique et de sécurité dans plusieurs pays de la sous-région.
Cette opération s’inscrit dans le cadre du renforcement des dispositifs de surveillance aux frontières, particulièrement dans les zones sensibles du sud-est du pays, souvent utilisées comme corridors de trafic par les réseaux criminels.
Les investigations se poursuivent afin de démanteler l’éventuel réseau derrière cette tentative d’introduction massive de stupéfiants sur le territoire national.
