Selon les services de l’immigration de la Gambie, 782 personnes ont été arrêtées au cours d’opérations menées depuis le 3 janvier 2026 sur plusieurs points du littoral.
Les migrants se trouvaient à bord d’embarcations de fortune, souvent surchargées et inadaptées à la navigation en haute mer.
Les migrants se trouvaient à bord d’embarcations de fortune, souvent surchargées et inadaptées à la navigation en haute mer.
Une majorité de ressortissants ouest-africains
Parmi les personnes interceptées figurent 233 Sénégalais, 197 Gambiens, 176 Guinéens et 148 Maliens, ainsi que d’autres ressortissants de pays de la sous-région. Ces chiffres illustrent l’ampleur du phénomène migratoire en Afrique de l’Ouest, où de nombreux jeunes tentent leur chance vers l’Europe en quête de meilleures conditions de vie.
Un contexte marqué par un récent drame maritime
Cette opération intervient dans un contexte particulièrement sensible, quelques jours après un naufrage meurtrier survenu dans la nuit du Nouvel An au large des côtes gambiennes. Ce drame avait coûté la vie à plus de 30 migrants, rappelant une fois de plus les dangers extrêmes de la migration irrégulière par voie maritime.
Les autorités gambiennes ont indiqué avoir renforcé la surveillance des côtes afin de prévenir de nouvelles tragédies et de lutter contre les réseaux de passeurs qui exploitent la détresse des candidats à l’émigration.
La route atlantique, l’une des plus dangereuses
La route reliant l’Afrique de l’Ouest aux îles Canaries est considérée comme l’une des plus mortelles au monde. Malgré les risques, elle continue d’être empruntée en raison du durcissement des contrôles sur d’autres axes migratoires, notamment au nord du Sénégal, en Mauritanie et au Maroc.
Un défi régional
Cette situation met en lumière les défis économiques et sociaux persistants dans plusieurs pays de la région, où le chômage et le manque de perspectives poussent de nombreux jeunes à tenter l’exil, souvent au péril de leur vie.

