Les faits se sont déroulés dans la nuit du samedi 27 décembre 2025, à la veille des fêtes de fin d’année. Le mis en cause, employé comme vigile depuis environ six mois au sein d’une usine appartenant au groupe Kirène, aurait profité de ses connaissances des lieux pour accéder clandestinement à un magasin de stockage.
Selon les éléments de l’enquête, l’homme aurait réussi à se procurer les clés du local avant de tenter d’évacuer les cartons par une issue secondaire, hors du champ des caméras de surveillance. Aidé par un complice toujours en fuite, il s’apprêtait à charger la marchandise dans un véhicule lorsqu’il a été surpris par un collègue de travail, qui a immédiatement alerté la hiérarchie.
Une plainte a été déposée et une enquête ouverte par la Brigade de gendarmerie de Diass. Interpellé, le vigile a reconnu les faits lors de son audition. Il a déclaré avoir agi dans l’espoir de revendre les jus afin de payer les frais d’hospitalisation de ses parents admis à l’hôpital de Mbour.
Placée sous mandat de dépôt, la personne mise en cause a comparu devant le Tribunal d’instance de Mbour. À la barre, elle a tenté de se défendre en affirmant avoir agi sur instruction de son chef de poste, lequel lui aurait remis les clés du magasin. Ce supérieur hiérarchique est actuellement recherché par les forces de l’ordre.
Le parquet a requis une peine pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement, dont une partie ferme. Le verdict est attendu le 15 janvier prochain.
Cette affaire met en lumière la précarité sociale de certains travailleurs et les difficultés d’accès aux soins, tout en rappelant que la justice reste ferme face aux atteintes aux biens, quelles qu’en soient les motivations.

