Selon les informations rapportées, l'affaire débute le 24 juin 2026 lorsqu'un homme se présente auprès des enquêteurs de la BR de Saly. Il affirme être régulièrement sollicité par un individu qui lui aurait proposé d'entretenir des relations sexuelles. Se disant victime de harcèlement, il remet aux gendarmes des échanges téléphoniques ainsi que plusieurs éléments qu'il estime de nature à appuyer sa plainte.
Les enquêteurs décident alors d'ouvrir une enquête afin de vérifier les faits dénoncés.
Dans le cadre de leurs investigations, les gendarmes demandent au plaignant de maintenir le contact avec le suspect présumé et de fixer un rendez-vous. L'objectif est de constater les faits dans un cadre permettant d'établir les responsabilités de chacun.
Le jour convenu, le suspect se présente sur les lieux. Selon les éléments de l'enquête, il est porteur d'un lubrifiant et de pastilles. Les gendarmes, qui surveillaient discrètement l'opération, procèdent alors à son interpellation.
Les déclarations du mis en cause
Placée en garde à vue, la personne interpellée est entendue par les enquêteurs. D'après le procès-verbal cité par plusieurs médias, le maçon aurait déclaré être homosexuel depuis son jeune âge.
Toujours selon ses déclarations, il aurait entretenu une relation avec un homme présenté sous les initiales S. S., actuellement poursuivi dans une autre affaire. Il aurait expliqué qu'après l'arrestation de ce dernier, il recherchait un nouveau partenaire, ce qui l'aurait conduit à prendre contact avec le plaignant.
Ces déclarations relèvent de l'audition du suspect et devront, le cas échéant, être examinées par la justice au cours de la procédure.
Les investigations auraient également révélé que le mis en cause est porteur du VIH. Sur cette base, le parquet a retenu contre lui deux chefs d'accusation : les faits qualifiés d'« actes contre nature » par le droit sénégalais, ainsi que la transmission volontaire du VIH.
Il appartiendra désormais au procureur d'apprécier les éléments du dossier et, le cas échéant, au tribunal de déterminer si les infractions reprochées sont constituées. La présomption d'innocence demeure applicable tant qu'aucune décision de justice définitive n'a été rendue.
Cette procédure intervient dans un contexte où plusieurs dossiers similaires ont récemment été traités par les juridictions sénégalaises. Ils alimentent régulièrement le débat public autour de l'application de la législation relative aux relations sexuelles entre personnes de même sexe, toujours pénalisées au Sénégal, ainsi que des questions de santé publique liées au VIH.
L'évolution de cette affaire sera suivie avec attention, notamment lors des prochaines étapes de la procédure judiciaire devant les juridictions compétentes de Mbour.
