Cinq mois de vie commune à Dakar, puis une séparation
Pour expliquer les événements, il revient sur une relation commencée à Dakar. Il indique avoir vécu environ cinq mois avec la femme concernée. Durant cette période, il affirme avoir assumé les dépenses du quotidien et lui avoir remis de l’argent pour démarrer une activité commerciale.Il raconte lui avoir ensuite demandé de retourner auprès de sa famille. Quelque temps après leur séparation, elle lui aurait annoncé une grossesse dont elle lui attribuait la paternité.
L’homme dit avoir demandé qu’une vérification soit faite à l’hôpital. D’après son témoignage, des documents présentés comme un test, une ordonnance et un carnet de santé lui ont été montrés. Il explique avoir accepté l’annonce sur cette base, puis envoyé de l’argent au fil des mois pour les visites et les dépenses qui lui étaient signalées. Ces documents médicaux ne figurent pas dans le dossier transmis à Thièsinfo.
Une naissance annoncée, puis une cérémonie à Mboro
Au terme d’une période qu’il évalue à neuf mois, son ancienne compagne lui aurait annoncé la naissance d’un garçon. Dans son récit, la naissance est datée du 1er septembre et la cérémonie de nomination du 7 du même mois. L’année des faits n’est pas précisée dans les enregistrements.Il affirme avoir envoyé une avance pour les préparatifs et s’être rendu à Mboro le 6 septembre. Sur place, dit-il, il a trouvé la femme avec le bébé et participé à l’organisation de la cérémonie.
Des membres de sa famille auraient également fait le déplacement depuis Dakar. Le témoin décrit une réunion de proches autour d’un repas. Il dit avoir pris part à la cérémonie en considérant alors le garçon comme son enfant, puis avoir regagné Dakar en fin de journée.
Un appel et des messages vocaux au centre des accusations
C’est le lendemain, selon son récit, qu’une autre femme l’aurait contacté pour contester la paternité qui lui avait été attribuée. L’homme rapporte que son interlocutrice lui a parlé de la maladie du bébé et lui a demandé pardon. Il affirme lui avoir demandé des explications ainsi que les éléments sur lesquels elle fondait ses déclarations.Il dit avoir reçu plusieurs conversations enregistrées. Il en tire la conclusion que la grossesse annoncée n’avait pas existé et qu’un autre enfant lui avait été présenté comme le sien. Cette affirmation reste celle du témoin : aucune pièce du dossier ne permet d’établir la filiation du garçon.
Dans l’un des messages joints au témoignage, une voix évoque un versement d’argent, l’organisation d’une visite auprès d’un bébé et le partage de sommes qui pourraient être remises à cette occasion. Il s’agit d’un partage envisagé, dont la réalisation n’est pas établie. L’identité des interlocuteurs, la date de ces échanges et leur contexte complet restent à vérifier.
Une plainte déclarée, sans suite judiciaire confirmée
À la fin de son témoignage, l’intéressé affirme s’être rendu à Mboro pour déposer plainte. Aucun récépissé, procès-verbal ou document judiciaire n’accompagne les enregistrements. Le service saisi, le statut des personnes concernées et les suites éventuelles de cette démarche ne sont donc pas établis dans les éléments disponibles.Le dossier ne comporte pas non plus de réponse identifiable de la femme mise en cause à l’ensemble de ces accusations. À ce stade, les enregistrements permettent de restituer le témoignage de l’homme et les échanges qu’il invoque, sans confirmer les responsabilités qu’il attribue aux personnes concernées.
Thiesinfo seyelatyr
Contact de la rédaction : 77 531 25 79 — Pour vos couvertures médiatiques.
Source : Enregistrements audio transmis à Thièsinfo







