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Koumpentoum : un différend amoureux au cœur d’un drame jugé en audience criminelle


Rédigé le Vendredi 19 Décembre 2025 à 10:10 | Lu 151 fois Rédigé par


À Koumpentoum, un jeune homme de 21 ans a été jugé pour des faits mortels survenus à l’issue d’une altercation liée à une rivalité sentimentale lors d’une cérémonie familiale.



 


Un dossier aux allures de tragédie humaine a été examiné mercredi par la juridiction criminelle de Koumpentoum. Un jeune homme de 21 ans a comparu pour des faits ayant entraîné la mort d’un de ses proches, à la suite d’une violente altercation survenue dans la nuit du 11 juin 2023, dans le village de Keur Daouda.

Les événements remontent à la soirée du 10 juin, à l’occasion d’un mariage organisé au domicile d’un habitant du village. Selon les éléments présentés à l’audience, l’ambiance festive s’est progressivement détériorée à la suite d’une rivalité sentimentale autour d’une jeune femme présente à la cérémonie. Des échanges verbaux ont dégénéré lorsque celle-ci aurait été bousculée, provoquant l’intervention de la victime pour lui venir en aide. Une opposition ferme du prévenu aurait alors exacerbé les tensions.

Craignant une situation incontrôlable, la jeune femme a quitté les lieux. Entendue à la barre, elle a indiqué n’avoir jamais entretenu de relation affective avec l’accusé et a confirmé être liée sentimentalement à la victime au moment des faits, un témoignage qui a pesé dans l’appréciation du dossier.

D’après la version du prévenu, la confrontation s’est intensifiée plus tard dans la soirée. Les deux jeunes hommes se seraient retrouvés à l’écart pour régler leur différend. Lors de cet affrontement, l’accusé reconnaît s’être emparé d’un tournevis trouvé dans une sacoche appartenant à un animateur musical. Il affirme avoir été frappé avec un gourdin avant de porter, en retour, un coup violent à la tête de son adversaire.

Grièvement blessée, la victime s’est effondrée, perdant beaucoup de sang. Elle a été évacuée vers un poste de santé, puis transférée au district sanitaire de Koumpentoum, où elle a finalement succombé à ses blessures.

À la barre, le mis en cause n’a pas contesté les faits, tout en soutenant qu’il n’avait aucune intention de donner la mort. Ému, il a expliqué que la situation avait été alimentée par des tensions personnelles et sentimentales. Son conseil a plaidé pour une requalification des faits en violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, estimant que l’élément intentionnel n’était pas établi.

Le représentant du ministère public, pour sa part, a retenu la gravité des faits et l’usage d’un objet dangereux, sollicitant une peine de dix ans de réclusion criminelle. La juridiction devra désormais se prononcer sur la qualification retenue et la responsabilité pénale du prévenu.




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