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Keur Massar : huit femmes déférées dans une affaire mêlant menaces, injures et enquête sur un réseau présumé


Rédigé le Jeudi 30 Juillet 2026 à 20:09 | Lu 31 fois Rédigé par Lat Soukabé Fall


Une plainte pour injures et menaces de mort a conduit les enquêteurs de la Brigade de Recherches (BR) de Keur Massar à mettre au jour une affaire plus vaste impliquant huit femmes. À l'issue de l'enquête, les mises en cause ont été déférées devant le parquet, qui a ouvert une information judiciaire.


Selon les éléments contenus dans le rapport d'enquête, l'affaire débute le 24 juillet 2026 lorsqu'une femme, identifiée sous le nom d'Adji Matam Diop, se présente à la Brigade de Recherches de Keur Massar. Elle affirme recevoir sur son téléphone des appels et des messages comportant des insultes ainsi que des menaces visant également son enfant.
 

Les investigations menées par les gendarmes permettent d'identifier l'auteure présumée de ces messages. Les enquêteurs estiment que ces menaces trouveraient leur origine dans un différend personnel lié à une relation sentimentale entre plusieurs des personnes impliquées.
 

Dans le cadre de l'enquête, les téléphones portables de certaines suspectes ont été saisis et confiés au Centre de Lutte contre la Criminalité Numérique (CLCN) pour exploitation. D'après le rapport technique cité dans la procédure, les analyses ont mis en évidence des échanges de messages, des photographies et des vidéos privées ainsi que des conversations sur plusieurs applications de messagerie et réseaux sociaux.
 

Les enquêteurs indiquent également avoir retrouvé des discussions faisant état de disputes, de jalousie et de menaces entre certaines protagonistes. Ces éléments ont été intégrés au dossier transmis à la justice.
 

Au cours des auditions, plusieurs versions ont été recueillies. Certaines des personnes entendues ont reconnu avoir entretenu des relations intimes avec d'autres femmes, tandis que d'autres ont catégoriquement nié les faits qui leur sont reprochés malgré les éléments techniques versés au dossier.
 

À l'issue de la garde à vue, les huit femmes ont été présentées au procureur de la République. Le parquet a requis l'ouverture d'une information judiciaire et sollicité leur placement sous mandat de dépôt.
 

D'après la procédure, les poursuites portent notamment sur des faits d'association de malfaiteurs, d'injures et de menaces commises par le biais d'un système informatique, de détention et de diffusion d'images contraires aux bonnes mœurs, ainsi que d'autres infractions mentionnées dans le dossier d'enquête.
 

Le document indique également que les mises en cause ont subi des tests de dépistage du VIH durant leur détention, dont les résultats se sont révélés négatifs. Cette information n'a toutefois eu aucune incidence sur la décision du parquet, qui a estimé que les éléments recueillis justifiaient la poursuite de la procédure judiciaire.
 
L'affaire est désormais entre les mains du juge d'instruction, chargé de poursuivre les investigations afin de déterminer les responsabilités de chacune des personnes mises en cause.



Lat Soukabé Fall

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