Le Premier ministre a présenté le Plan spécial d’Investissement et de Financement pour la période 2026-2028, conçu comme un outil stratégique central pour accompagner une transformation durable et inclusive de l’économie nationale. Ce cadre vise à canaliser les ressources financières mobilisées vers des priorités bien définies, en parfaite cohérence avec les objectifs de transformation économique et les axes d’intervention retenus par l’État.
Selon le Chef du Gouvernement, les investissements programmés devront contribuer au renforcement des principaux moteurs économiques du pays, à la consolidation du capital humain et à une meilleure inclusion des populations dans la dynamique de croissance. L’objectif affiché est de stimuler la création d’emplois, d’améliorer les conditions de vie et de consolider la cohésion sociale ainsi que la sécurité.
Il a insisté sur le fait que la réussite de la transformation structurelle dépendra de la capacité à mobiliser l’ensemble des parties prenantes — administrations publiques, secteur privé, collectivités territoriales et partenaires techniques et financiers — autour d’une vision commune du financement, notamment axée sur le développement des filières productives.
Le Plan spécial d’Investissement et de Financement 2026-2028 repose sur trois orientations fondamentales. Il s’agit, d’une part, d’une sélection rigoureuse et stratégique des projets à financer, d’autre part, d’une implication accrue du secteur privé appelé à jouer un rôle moteur dans la transformation économique, et enfin, d’un engagement renforcé de l’État en matière de transparence et de redevabilité.
À l’horizon 2028, plusieurs projets structurants devraient atteindre un stade avancé, voire être pleinement opérationnels. Parmi eux figurent le Port sec de Tambacounda, le Grand Transfert d’Eau, les Agropoles du Sud et du Centre, le Réseau gazier du Sénégal ainsi que les ports de Ndayane et de Sendou.
D’autres investissements majeurs sont également prévus ou en cours, notamment dans les domaines de l’énergie, de la connectivité numérique et des infrastructures sociales. La relance d’entreprises nationales considérées comme stratégiques pour l’économie, telles que la SONACOS, AIR SENEGAL/AIBD et la SN La Poste, fait aussi partie des priorités gouvernementales.
Pour le Premier ministre, cette nouvelle approche traduit une refonte profonde de la gouvernance de l’investissement public. Elle vise à sécuriser les projets à fort impact, essentiels au développement et à la transformation économique du pays, en les mettant à l’abri des contraintes liées aux financements extérieurs, notamment les lourdeurs procédurales ou les suspensions et annulations consécutives à des chocs externes.

