Connu pour son énergie débordante, ses défis spectaculaires et ses réactions excessives devenues virales, Darren Watkins Jr, de son vrai nom, a transformé ce périple en un véritable marathon numérique. Suivi par plus de 50 millions d’abonnés sur YouTube et plus de 100 millions toutes plateformes confondues, IShowSpeed a diffusé en direct ses rencontres, ses découvertes culturelles et ses exploits sportifs.
20 pays visités en 28 jours
Du Sénégal au Zimbabwe, en passant par le Nigeria, le Maroc, l’Afrique du Sud ou encore l’Égypte, le streamer a multiplié les escales express. Par ordre alphabétique, il s’est rendu en Afrique du Sud, Algérie, Angola, Bénin, Botswana, Côte d’Ivoire, Égypte, Eswatini, Éthiopie, Ghana, Kenya, Libéria, Maroc, Mozambique, Namibie, Nigeria, Rwanda, Sénégal, Zambie et Zimbabwe.
Partout où il passait, des foules compactes l’attendaient. Téléphones levés, cris, bousculades : Speed provoque un véritable phénomène populaire, notamment auprès de la jeunesse africaine.
Des moments devenus viraux
Parmi les temps forts de cette tournée, son 21ᵉ anniversaire célébré au Nigeria, en plein direct dans les rues de Lagos, restera l’un des plus marquants. Ce jour-là, il a franchi le cap symbolique des 50 millions d’abonnés YouTube, sous les acclamations de milliers de fans.
Autre séquence très commentée : sa présence lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 au Maroc, où il est apparu déguisé en mascotte officielle avant de simuler un combat avec le champion de MMA Francis Ngannou autour de la pelouse.
Une escale tendue en Algérie
Seul épisode plus délicat de la tournée : son passage en Algérie, lors de la Supercoupe nationale au stade Nelson-Mandela. Une partie du public, mécontente d’être filmée, l’a hué et a lancé des projectiles. Face à la tension, le streamer a interrompu son live et a quitté les lieux sous escorte de sécurité.
Une vitrine touristique assumée
Cette tournée, sponsorisée notamment par des acteurs du tourisme, a largement contribué à promouvoir l’image des pays visités. « IShowSpeed sait parler à la jeunesse. Il maîtrise l’instantanéité d’Internet et touche très rapidement un public massif. Pour les marques comme pour certains gouvernements, l’intérêt est évident », analyse Qemal Affagnon, spécialiste des réseaux sociaux et créateur d’Internet sans frontières.
Dans ses vidéos, Speed s’est immergé dans les cultures locales : danses traditionnelles à Abidjan, Lagos ou Cotonou, cérémonies royales au Ghana, rencontres avec des artistes, des sportifs et des influenceurs locaux.
Une croissance fulgurante
Résultat : près de 3 millions de nouveaux abonnés gagnés durant la tournée africaine. Certains États auraient même déboursé jusqu’à 30 000 euros pour accueillir le streamer et bénéficier de cette exposition mondiale.
Si IShowSpeed a été vivement critiqué par le passé pour des propos controversés ou des débordements, il semble aujourd’hui chercher à polir son image. Les scènes sont désormais largement préparées à l’avance, encadrées par une équipe de sécurité et pensées pour rassurer sponsors et partenaires.
Avec cette tournée africaine très remarquée, IShowSpeed confirme une chose : l’influence numérique est devenue un puissant outil de soft power, capable de faire rayonner un pays en quelques heures de direct.
